La Voix du Nord - 16/12/2007 |
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Escaudoeuvres effectue un retour en fanfare
Après avoir purgé une suspension de deux ans en Coupe de France suite à des incidents survenus lors d’un sixième tour contre Marly en octobre 2004, les Scaldobrigiens font cette fois parler d’eux dans le bon sens du terme. Cet après-midi (14 h 30), contre Beauvais, ils tenteront de repousser un peu plus loin leurs limites.PHOTO EMMANUEL TAQUET
En six années de présidence à Escaudoeuvres, Vincent Charlet s’est rendu deux fois au siège de la Fédération, à Paris. Deux déplacements liés à la Coupe de France mais aux motifs diamétralement opposés. En février 2005, le président scaldobrigien s’est rendu en commission d’appel, avenue d’Iéna, pour défendre les intérêts de son club. Il y a trois semaines, dans le nouveau siège situé boulevard de Grenelle, il avait le sourire pour représenter l’équipe lors du tirage du huitième tour. Entre les deux, pas de Coupe de France pour Escaudoeuvres. « Ce qui est arrivé était grave et ne doit pas se produire sur des stades de football », insiste Vincent Charlet.
Aménagements
Pour comprendre, il faut remonter au 31 octobre 2004. Escaudoeuvres bloque au sixième tour contre Marly (1-2). Au coup de sifflet final, l’ambiance dégénère et vire de la page sportive à la rubrique fait divers : bagarre générale, envahissement de terrain, insultes, deux joueurs de Marly sont blessés. En première instance, Escaudoeuvres se voit sanctionner de trois points de pénalité, d’une amende et d’une interdiction de participer à la Coupe de France pour deux ans. En appel, Vincent Charlet parvient à réduire la sanction au classement (elle passe à trois points dont deux avec sursis) mais le reste est confirmé. Est-ce que la Coupe de France leur a manqué ? « Oui et non. On en a profité pour faire un ministage à Berck en début de saison et puis on a essayé de se rattraper avec la Coupe de la ligue ou la Coupe de l’Escaut. »
Surtout, au cours des deux saisons, des aménagements ont été réalisés au stade d’Hordain pour que les événements d’octobre 2004 demeurent uniques. Franck Thuillez, coach depuis une quinzaine d’années, avait mis la pression à l’époque : « Si le club et la commune ne faisaient rien, je partais ». Le stade a été sécurisé et personne n’a quitté le bateau scaldobrigien. Sportivement, Escaudoeuvres s’est maintenu en Interrégionale et a même profité de la création d’une division, en juin dernier, pour accéder à la Promotion Honneur.
Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Escaudoeuvres redore dans la foulée son image avec la Coupe de France. Les retrouvailles sont même passionnées. Dès le troisième tour, Escaudoeuvres accroche Templeuve (DH) à son tableau de chasse (2-0). Au sixième tour, les Scaldobrigiens montent encore d’un cran en éliminant Hazebrouck, pensionnaire de CFA 2 (4-2) avant d’éliminer, dans son stade, Fresnoy-le-Grand (1-0) devant 1 600 spectateurs.
Le triste épisode de l’automne 2004 appartient donc définitivement au passé. Pour la première fois de son histoire, Escaudoeuvres est au huitième tour de la Coupe. Un symbole l’année de son retour, mais certainement pas une revanche selon Vincent Charlet. « Le foot, c’est comme dans la vie, il y a des peines et des joies. » Forcément, aujourd’hui, le président scaldobrigien savoure : « Être là, c’est une belle récompense. Et Beauvais, c’est un beau challenge. »















