La Voix du Nord - 02/01/2008 |
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Cet été, Christophe Gosse est revenu au centre sportif d’Avion après deux saisons à Hénin. À 35 ans, il a signé une dix-septième licence au CSA puisqu’il avait défendu les couleurs des Renards de 1989 à 2005. Il va donc participer à son troisième 32e de finale.sports@lavoixdunord.fr
PHOTO ARCHIVES PATRICK JAMES
Vivre à 35 ans une nouvelle aventure en Coupe de France, qui plus est avec le CSA, Christophe Gosse n’y pensait même plus. Après seize années de bons et loyaux services, marquées par deux grandes épopées en Coupe (1994, 2002), des montées successives de Promotion Honneur jusqu’en CFA, le Nordiste avait décidé en juin 2005, de rejoindre son ami Patrick Bourgeois chez le voisin héninois.
Mais Christophe Gosse est un sentimental. Ainsi, il y a six mois, il ne résista pas à l’appel de David Robitail, devenu manageur à Avion. « Il m’a proposé d’être éducateur au CSA avant de parler d’un rôle de joueur. Mais j’ai refusé car je ne me voyais pas encore à ce poste et j’avais encore envie de jouer. L’idée, c’était d’intégrer le groupe et plus si affinités. » Christophe Gosse a repris son bâton de pèlerin et a rapidement pris du galon. Car Chérif Oudjani le titularise au milieu et lui confie le capitanat.
L’entraîneur artésien s’explique : « J’ai un peu la même coutume qu’au Real Madrid qui est de donner le brassard au plus ancien. Par sa position, Christophe est un excellent relais entre les attaquants et les défenseurs. Mais s’il est capitaine, c’est aussi parce qu’il assure sur le terrain.
Quand on fait la préparation, c’est lui qui est devant. Pour l’instant, il fait bien son travail, il est pondéré. C’est vrai qu’il a été, mais il existe encore. » Le passé, c’est ce premier 32e de finale, contre Lons-le-Saunier, en 1994. « Quel souvenir ! On se qualifie aux tirs au but devant plus de 4 000 personnes au stade François-Blin. Je rate d’ailleurs le mien mais Christophe Pringarbe, notre gardien, réalise des miracles. » Le second 32e, à Issy-les-Moulineaux, en 2002 est moins joyeux (défaite 2-1).
Pour Christophe Gosse, la Coupe c’est aussi un voyage d’une semaine et une qualification à Mayotte, un 8e tour contre Metz avec « Adebayor en face ». « Contre Lesquin, c’était mon huitième 8e tour. C’est pas mal pour un petit amateur, non ? », se réjouit-il sans oublier ces bons joueurs qu’il a côtoyés et pour qui il a couru sans compter comme Olczak (le buteur contre Paris en 1994), Delattre, Favier, Coulomb, Chmiel, Trachez. « Je ne me considère pas comme un grand joueur mais j’ai su écouter, travailler, pour progresser et durer.
» Plus jeune Avionnais sur la feuille de match contre le PSG en 1994, il avait sollicité le maillot de Francis Llacer. « Les anciens s’étaient rapprochés des vedettes. Sur le coup, j’avais eu une petite frustration de ne pas jouer mais maintenant c’est oublié. » Dimanche, logiquement, Christophe Gosse échangera la poignée de main au centre du terrain, vers 17 h, avec Grégory Tafforeau. Et quel maillot lui ferait plaisir ? « On verra après le match. C’est d’abord un match de football qu’on joue pour gagner et non pour rêver. En 1994, contre Paris, avant le match, on se demandait combien on allait prendre de buts. À la pause on menait 1-0 et le coach nous avait dit en plaisantant : « Eh les gars, faîtes pas les "cons" en éliminant le PSG. » Et Paris avait gagné. Le capitaine avionnais lance un appel au peuple de Bollaert : « Avec un douzième homme, tout est possible. On va tout donner pour réussir l’exploit. »















