La Voix des Sports - 07/01/2008 |
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L’US MAUBEUGE se souviendra longtemps de son après-midi au stade Nungesser de Valenciennes. Face aux professionnels de Sochaux, les joueurs du Val-de-Sambre ont en effet offert un vrai match de coupe. Avec ce qu’il faut de courage et d’abnégation pour faire durer le suspense, avec une dose de talent suffisante pour croire en l’exploit.
La mission des Maubeugeois, petits poucets de Division d’honneur, soit cinq divisions en dessous de la Ligue 1, paraissait impossible. Elle le devint encore plus lorsque Moumouni Dagano, le longiligne attaquant burkinabé de Sochaux, ouvrit rapidement le score pour les Francs-Comtois. On ne jouait pas depuis dix minutes et on pouvait dès lors se demander à quelle sauce les gars de Maubeuge allaient être mangés. « Quand le but est arrivé, on a eu peur de subir une vraie correction », soupira Dominique Ply. Scotché sur son banc, le coach de l’USM allait encore connaître des frayeurs.
Mais si la différence de niveau entre les deux équipes était incontestable, les Maubeugeois s’accrochèrent de toutes leurs forces à leurs rêves. Poussés par une foule piquée au jeu par tant de résistance, les Sambriens allaient effectuer des prodiges en défense. Du haut de ses 18 ans, le jeune gardien Loïc Hainaut transforma son but en forteresse imprenable. En défense, le capitaine Lakdar Lachaab tenait parfaitement les clés de la boutique. « Les gars y ont tout laissé », constata Dominique Ply, encore tout retourné par tant d’émotions. Et comme ils avaient de l’essence dans le moteur, ses joueurs ont fait plus que tenir la distance.
Malgré une pluie d’occasions contre eux, les Maubeugois entamèrent le dernier quart d’heure avec toujours ce seul petit but de retard encaissé en début de match. Les Sochaliens pouvaient se faire du souci. Ils auraient pu se rendre la partie facile, la fin attisa au contraire les convoitises de supporteurs persuadés que Maubeuge pouvait décrocher la lune. Dans un stade chauffé à blanc, le moindre ballon gagné devenait synonyme de fol espoir. Il ne restait qu’une poignée de secondes à jouer, et la foule se leva comme un seul homme lorsqu’elle vit Kader Lachaab en bonne position pour décaler son frère, Hocine, seul face au but sochalien. Mais la passe n’arriva jamais. « Il nous a manqué l’étincelle », concéda le coach, qui regretta seulement que ses joueurs aient été un peu justes sur le plan offensif. Si les Sochaliens parvinrent finalement à ajouter un second but pendant le temps additionnel, cela n’enleva rien à la joie du peuple sambrien, fier de ses couleurs, fier de ses joueurs. Hier après-midi, le vent de la Coupe a vraiment soufflé dans le dos de ces étonnants Maubeugeois.












