La Voix des Sports - 07/01/2008 |
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Si l’on part du principe que l’essentiel, en Coupe de France, est d’assurer le résultat, les Lillois ont assurément rempli leur contrat, hier, en battant finalement leurs adversaires avionnais venus humblement de la division d’honneur. Pour autant, il n’est pas interdit de se pencher sur la manière. Et sur ce plan-là, ce fut hélas beaucoup moins clair qu’au tableau d’affichage en ce sens que le LOSC, en dépit d’un engagement sérieux dans le jeu et d’attitudes globalement rationnelles, ne rayonna jamais vraiment. La faute au contexte particulier de ces matchs en apparence déséquilibrés mais qui, le moment venu, ne le sont généralement plus. Mais aussi à la vaillance de ces « petits » Avionnais au coeur d’or qui, en l’occurrence, exprimèrent un remarquable esprit de corps à défaut d’être connectés sur la bonne longueur d’ondes dans leurs relations offensives.
« On a fait le travail, sans plus. Il fallait respecter cette équipe. Nous l’avons fait », confessa d’ailleurs objectivement Claude Puel, à la lumière d’événements qui l’ont sûrement rassuré par certains côtés, mais dont il ne tirait aucune conclusion hâtive voulant visiblement limiter la portée de cette victoire, simplement utile.
Dans un match qui n’offrit jamais beaucoup d’espaces au locataire de l’élite et au cours duquel Avion justifia pleinement son rang d’équipe volontaire et ardente, le LOSC eut la bonne idée de marquer relativement vite ; en fait, juste avant la mi-temps, c’est-à-dire à un moment psychologiquement important.
D’un corner insidieux de Obraniak, naquit un trait de lumière (Lichtsteiner) bigrement réconfortant puisqu’il est établi que le plus dur, en pareilles circonstances, est de marquer le premier but. Une rupture et un avantage pas illogiques du tout dans la mesure où Lille avait déjà trouvé la barre (tête de Bastos, 1
Malgré un beau tir rasant de Bernard, juste après la pause, les Lillois ne connurent plus de vrais soucis par la suite, conséquence d’une maîtrise accrue sur les événements et d’une réelle volonté d’aller au bout de leur mission. La logique aurait d’ailleurs voulu qu’ils s’échappent plus vite au score. Mais Frau vit une tête filer juste à côté du cadre (64e), puis une autre tutoyer le poteau gauche de Crombez (65e). Enfin, le gardien avionnais, d’une main ferme, refroidit encore les espoirs de l’ex-Parisien (70e). Bref, quand Dumont et Mirallas émergèrent à leur tour pour bonifier le succès lillois, dans le temps additionnel, aucune voix ne s’éleva dans le stade pour contester cette issue.















