/ En bref :

L'actualité sportive :
du :
 
La Voix du Nord - 02/02/2008
Imprimer l'article
COUPE DE FRANCE
Boulogne, indigent, ne méritait pas d’aller en huitième
 Le capitaine boulonnais «Greg» Thil est plus que déçu. Les siens viennent de se faire sortir au bout de la prolongation. Menés au score, les Boulonnais, qui jouaient à 11 contre 10, croyaient avoir fait le plus dur en égalisant à la 90e+1. Mais une nouvelle bourde monumentale ruina leurs espoirs. Quelle déception !

PAR PHILIPPE CADART
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO GUY DROLLET


Contre le vent, les Tourangeaux, emmenés par le vif Argentin Diego Gomez, faisaient apprécier leur vivacité, leur belle technique, aussi. En face, on s’évertuait à balancer vers Thil. Mauvaise pioche en vérité vu la puissance du vent. La suite n’était pas plus palpitante. On notait tout au plus une tête d’Angoula (18e), en réponse à une belle frappe de Robic (9e). Un peu léger quand même, même si ce n’était pas évident de développer du grand football sous ces rafales violentes.



Faute de N’Diaye

Les minutes étaient donc longues, très longues. Il fallut un attentat totalement gratuit de N’Diaye (prise en ciseaux avec élan) sur Brignoni pour réveiller le public. M. Ruffray vit logiquement rouge (35e). Philippe Montanier joua assez vite la carte offensive en faisant entrer Liri, mais Boulogne ne fut pas plus dangereux pour autant. C’était même très quelconque.


De part et d’autre, on la jouait tactique à la pause : Diagouraga remplaçait Gomez et Labbé renvoyait Carmona, l’ancien Tourangeau, sur le banc. La présence de Liri donnait plus de peps à l’attaque boulonnaise. Ainsi, sur un coup franc rapidement joué, le petit taureau ivoirien mettait Thil sur orbite  : Raimbault parait du pied (52e). La réplique tourangelle fusait, avec le puissant Diagouraga : Trivino se couchait (54e).


L’embellie était de courte durée. Pis, les Boulonnais sombraient dans un football très pauvre. Et le payaient cash quand une grosse toile d’Angoula permettait à Diagouraga d’ouvrir le score de la tête malgré un premier arrêt réflexe de Trivino : 1-0 (76e). Bonjour la douche écossaise !


Tours, particulièrement bien en place autour d’un excellent Koscielny, ne volait rien, lui qui jouait à dix depuis quarante minutes. Le baroud d’honneur fut salutaire : Ramaré mit sur la transversale (90e), puis Liri, sur corner, dévia astucieusement : 1-1 (90e+1). Un sauvetage venu d’ailleurs et une grosse claque pour les valeureux Tourangeaux, qui créaient quand même l’exploit à la 120e minute, grâce à un penalty de Lopez-Peralta, consécutif à une faute stupide de Perrinelle sur Diagouraga : 2-1. Incroyable. Mais tellement vrai. Désespérément vrai. •


BOULOGNE (L2) - TOURS (Nat.) : 1-2 a.p. (0-0, 1-1).
Stade de la Libération. Arbitres : M. Ruffray, assisté de MM. Cravo et Magnoni. 4 126 spectateurs.
– Buts : Liri (90e+1), pour Boulogne ; Diagouraga (76e), Lopez-Peralta (120e, s.p.), pour Tours.
Avertissements aux Boulonnais Lecointe (77e), Angoula (102e).
Expulsion du Tourangeau N’Diaye (35e).
– BOULOGNE : Trivino ; Lecointe, Angoula, Perrinelle, Élie ; Bah, Brignoni (Liri, 42e), Ramaré (Marcq, 90e+3) ; Carmona (Labbé, 46e), Rabuel ; Thil.
Entraîneur : Philippe Montanier.
– TOURS : Raimbault ; Conté, Mangane, Koscielny, Cherfa ; Ca, Lopez-Peralta, Robic ; Gomez (Diagouraga, 46e), Diarra (Wengling, 105 e) ; N’Diaye.
Entraîneur : Daniel Sanchez.

 

Nos autres sites :