La Voix du Nord - 03/02/2008 |
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Les Dogues se qualifient dans la douleur grâce à Fauvergue
Face à une vaillante équipe lyonnaise qui a rapidement gommé les quatre divisions d’écart, les Lillois se sont difficilement qualifiés pour les huitièmes de finale de la Coupe de France. Le dernier représentant de la Ligue du Nord - Pas-de-Calais connaîtra son adversaire ce soir.PHOTO PATRICK JAMES
Il faut souffrir pour être beau, dit l’adage. Hier soir, le LOSC a beaucoup souffert. On verra dans quelques semaines si leurs efforts mèneront les Dogues vers le Stade de France. Le chemin est encore long. Cependant, Lille est bien sorti indemne de ce déplacement sur le plateau de Balmont face à une équipe de La Duchère qui ne devrait pas rester longtemps en CFA 2. « Nous étions prêts, nous savions à quoi nous attendre. Nous n’avons jamais douté. Il fallait juste être patients », reconnaissait après le match Claude Puel. Le LOSC a aussi dû être solide pour sortir de ce faux rythme imposé par La Duchère pendant la première demi-heure.
Un jeu stéréotypé avec des appels en profondeur à répétition, du déchet technique en pagaille, voilà le spectacle proposé dans un premier temps par le LOSC où, comme seul éclat, on put noter cette frappe de Mirallas repoussée par Jaccard, dans les pieds de Dumont. Ce dernier était signalé en position de hors-jeu au moment de conclure (10e). Les Lyonnais n’en demandaient pas tant, en se contentant d’attendre leurs adversaires, voire de hacher le jeu par quelques tampons pour rappeler aux Lillois qu’ils étaient bien présents. Surtout, poussés par leurs supporteurs, ils prenaient confiance.
Ainsi, la première occasion fut lyonnaise. Un coup franc de Camara arriva au niveau du point de penalty. Plestan rata son dégagement. Mécheri reprit en force mais Rami ne baissa pas la tête et repoussa le tir à bout portant (23e). Le LOSC venait d’avoir très chaud.
Cette action eut le mérite de réveiller les Nordistes. La suite fut d’une tout autre qualité avec cinq occasions franches. Yanes, oublié, vit sa reprise de la tête repoussée sur la ligne par Nanou (38e). Dans la foulée, Jaccard repoussa une frappe d’Obraniak. Le ballon revint sur Mirallas qui tira instantanément, mais Tissot retira la balle sur la ligne (40e). Juste avant la pause, Jaccard puis le poteau repoussèrent une double tentative de Fauvergue (44e). Il y eut encore cette tête plongeante de Franquart qui fuya le cadre (45e).
Vivement le prochain test !
Par miracle et sous les applaudissements, La Duchère regagnait les vestiaires en étant toujours à la même hauteur que le LOSC. Côté lillois, il fallait alors conserver sa sérénité. Fauvergue fut le Lillois le plus dangereux dans cette seconde période. Après avoir manqué une tête devant un but vide (60e), il ne tergiversa pas pour ouvrir le score (0-1, 67e). La Duchère, en revanche, prit un petit coup derrière le crâne. La révolte a donc tardé.
Elle est intervenue dans les cinq dernières minutes. Après un raid de Camara, Ouattara se retrouva seul devant Malicki et sa balle en cloche retomba derrière la barre (85e). Le LOSC venait d’éviter d’un souffle une prolongation et comme les Lillois ne parvenaient toujours pas à être efficaces en contre (raté de Fauvergue à la 86e), ils ont serré les dents jusqu’au coup de sifflet final.
Comme Paris et Sochaux, les deux derniers vainqueurs de la Coupe, le LOSC a su se débarrasser de La Duchère. Vivement le prochain test !













