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La Voix du Nord - 05 janvier 2006
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Coupe de France, J – 2 - « On va essayer de ne pas être ridicules »
Jusqu’à samedi et la rencontre contre le PSG, entrons dans l’univers de l’US Vermelles
Samedi, en fin d’après-midi, la route de Sébastien Hotte croisera forcément celle de Pauleta, de Dhorasoo ou de Kalou. À 30 ans, le gardien de l’US Vermelles croque à pleines dents cette expérience, lui qui a vécu dans l’ombre de Laurent Bitebiere avant d’obtenir depuis trois ans la confiance de Jean-Pierre Houilliez. Comment celui qui a écoeuré les attaquants cristoliens au 8e tour vit-il donc cette semaine précédant le match de sa vie ?

– Sébastien, mesurez-vous aujourd’hui la portée de votre exploit contre Créteil ?
« Sur le moment, je ne m’étais pas trop rendu compte. Maintenant, quand je repense aux supporteurs qui crient, j’ai les poils qui se dressent sur les bras. Sinon, après la qualification contre Créteil, on a fait la fête. Le dimanche, il y a eu de l’émotion en découvrant la presse et puis, le lundi, on apprenait qu’on affrontait le PSG. On n’a même pas eu le temps de digérer Créteil… Depuis, on ne parle que de ce match. »

– Comment se traduit cette effervescence ?
« On est comme des gosses. Chacun fait son petit cahier, colle des photos, conserve des articles. C’est génial. Je suis flatté d’être sollicité ainsi. J’ai aussi récupéré la cassette audio du match de Créteil. Et quand les gens me reconnaissent, ils me font un petit signe. C’est très sympa. J’en profite car je me dis que je ne vais vivre cela qu’une fois dans ma vie »

– Comment voyez-vous ce match contre le PSG ?
« On va, avant tout, essayer de ne pas être ridicules. On n’a pas, par exemple, de plan anti-Pauleta. Quand je vois ce qu’il fait aux gardiens de Ligue 1, je préfère ne pas imaginer pour un gardien de DH. La différence peut se faire au niveau du mental, du courage et de l’envie, ce qui constitue nos vertus. On n’a d’ailleurs jamais été réputé pour pratiquer un beau football mais en revanche, on ne lâche rien sur un terrain. »

– Avez-vous une appréhension particulière ?
« Quand je pense qu’on peut jouer devant plus de 15 000 personnes, j’en ai un frisson d’avance. A priori, la tribune qui est face à nous, quand on rentre sur le terrain, sera pleine. Ça sera impressionnant et j’espère que tout cet environnement auquel nous ne sommes pas habitués ne va pas nous tétaniser »

– Pensez-vous avoir une chance de gagner ?
« On va essayer de croire qu’on en a une. Je ne sais même pas comment Paris va jouer, je pense déjà à nous. Je me dis aussi que la pelouse lensoise doit être immense et que cette fois, les transversales réalisées risquent d’arriver dans les pieds de nos adversaires et non dans les nôtres. Je pense aussi à mes équipiers qui vont devoir beaucoup courir et ça va être dur pour eux. Moi, il faut que je choisisse la bonne paire de gants… »


Propos recueillis par Olivier FOSSEUX
• VERMELLES (DH) - PARIS SG, samedi, à 17 h 30 au stade Bollaert.
– Sébastien Hotte est né à Lens, le 1er février 1975. Il a débuté en pupilles à Lens avant de rejoindre en cadets 2e année le club de Mazingarbe. Il a signé à Vermelles en 1996.

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