La Voix du Nord - 08 janvier 2006 |
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Trente-deuxièmes de finale de - Des souvenirs pour toujours
par Olivier BERGER
«JE ne pensais pas qu’on pourrait donner autant de plaisir aux gens. Je n’étais pas loin de chialer à l’entrée sur le terrain mais c’était génial », souriait Sébastien Hotte, bien après l’élimination de l’US Vermelles par le PSG (0-4). L’attente à l’hôtel, l’arrivée en bus à Bollaert encadré par les motards de la police, l’arrivée sur la pelouse sous les vivas et face à un superbe maillot géant de l’USV. « Je ne savais même pas qu’on en avait un ! », s’esclaffait le gardien. Bref, toutes ces images, ces émotions, cette journée resteront. Les Vermellois sont repartis avec quatre buts et des souvenirs pour toujours.Le tueur de rêves – c’est son métier – entra pourtant rapidement en scène. Pauleta avait fui le marquage pour placer sa tête au premier poteau sur le centre de Pancrate (0-1, 8e). Vermelles oublia l’événement, le cadre et l’adversaire, pour se décontracter et lâcher quelques flèches. « À la limite, le but nous a libérés », estimait Samuel Hautefeuille. Son tir fut détourné en corner (10e). La déviation de la tête de Dautriche pour Bocquet aurait pu faire mal (11e).
Sur le poteau !
Privée de ballon, l’USV s’accrochait, combattait bravement, tentait de placer des contres. Ce diable de Pauleta se joua encore de son garde du corps pour échouer sur le réflexe de Hotte (17e). Même sur la corde raide, Vermelles relevait le défi grâce à un courage exemplaire et une certaine négligence parisienne. Le contre de Bocquet, les centres de Derache et Dautriche démontraient le regain de confiance. Pauleta tomba encore sur Hotte (38 e) et Bollaert attendait la première grande occasion vermelloise. Elle fut pour Dautriche qui frappa sur le poteau d’Alonzo (39e) ! Cette absence de complexes valut une salve méritée d’applaudissements des 15 000 spectateurs à la pause.
Sérieux, le PSG n’oublia pas de se mettre à l’abri. L’action était propre entre Rothen, Rodriguez et le tir rasant d’Armand (0-2, 51e). Les Vermellois en avaient pris un coup sur la casquette et trouvaient la pelouse de Bollaert de plus en plus grande. Mais le public restait sous le charme de ces amateurs. Alonzo dut sortir le coup franc de Magré (61e), bloqua la frappe de Lecoq (69e). L’USV poussait de toutes ses (dernières) forces alors que les Parisiens distribuaient les coups.
Implacable logique
Mais Vermelles n’en pouvait plus et craqua sur une tête de Bueno (0-3, 78e), puis une accélération de Rodriguez (0-4, 83e).
L’implacable logique mais la fête resterait belle. « C’était une autre planète. C’était pas mal quand même pour une DH face à une Ligue 1 », appréciait le capitaine Laurent Andrieux.
Les Vermellois n’étaient pas près de se quitter. La soirée, enfin la nuit, promettait d’être sacrément longue entre Lens, Vermelles et une boîte de nuit de Noeux-les-Mines. À refaire le football, le monde et l’USV.
À Lens, VERMELLES (DH) - PARIS SG (L1) : 0-4 (0-1).
15 311 spectateurs. Arbitre : M. Cailleux.
– Buts : Pauleta (8e), Armand (51e), Bueno (78e), Rodriguez (83e).
VERMELLES : Hotte ; Hayart, Andrieux (cap.), Derache, Magré ; Dealet ; Garret (Ferrari, 59e), Hautefeuille (Bulawiniec, 72e ), Hecquet (D. Lecoq, 51e) ; Bocquet, Dautriche. Remplaçants non utilisés : M. Lecocq (g.), Berdin.
Entr. : Jean-Pierre Houilliez.
PARIS SG : Alonzo ; Pichot, Rozehnal, Yepes, Armand ; M’Bami, Dhorasoo (Semak, 46e) ; Pancrate (Dja Djedje, 81e), Rothen ; Rodriguez, Pauleta (Bueno, 46e). Remplaçants non utilisés : Letizi (g.), Kantari.
Entr. : Guy Lacombe.












