La Voix du Nord - 01 février 2006 |
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Lens - Rennes - Victimes d’un terrible coup du sort
de notre envoyé spécial à Rennes, David DELPORTE
Le président lensois en rêvait, ses joueurs ne l’ont malheureusement pas fait. L’aventure en Coupe de France a pris fin brutalement hier soir en Bretagne, en seizième de finale, à l’issue d’un match pas franchement emballant, que les « Sang et Or » ont perdu sur un but gag contre son camp de Benoît Assou-Ekotto, après avoir raté un penalty généreux en première période.Généralement adeptes du beau jeu, les deux formations avaient laissé, cette fois, leurs bonnes intentions en berne durant quarante-cinq premières minutes d’un ennui glacial. Si l’on excepte un corner de Demont qui fila devant le nez d’Hilton et que Gillet ne put redresser au deuxième poteau, dès la sixième minute, les Artésiens éprouvèrent ensuite les pires difficultés à se mettre en position favorable.
En face, ce n’était guère mieux. Briand fit certes briller Chabbert sur une frappe lointaine (15e), mais il fallut une grossière bévue d’Hilton dans sa surface pour que Briand, encore lui, fasse passer un petit frisson dans les rangs artésiens. Le seul de cette première période. Mais Chabbert veillait au grain (27e).
Penalty raté
Sans être réellement bousculés, les protégés de Francis Gillot eurent malheureusement tendance à reculer de plus en plus au fil des minutes, laissant l’initiative à des Rennais heureusement en panne d’inspiration.
Un coup du sort faillit pourtant bien permettre aux Artésiens de regagner les vestiaires en tête, M. Garibian accordant un penalty à Carrière, qui s’était fait un croc-en-jambe lui-même (41e). Cousin tenta de convertir cette offrande inespérée, mais sa frappe trop molle fut repoussée par le jeune Pouplin.
Tout restait donc à faire, mais le Racing mit encore un temps certain en seconde période pour hausser le rythme. Et lorsque la machine artésienne se mit, enfin, en branle, Cousin étant à deux doigts de conclure un joli mouvement amorcé par Thomert et relayé par Carrière (58e), la malchance vint briser net l’élan artésien. En voulant remettre tranquillement de la poitrine un centre de Monterrubio, Assou-Ekotto trompa son propre gardien (1-0, 60e ).
Un but gag qui obligea bien évidemment Francis Gillot à revoir ses plans. Jussiê et Frau furent appelés à la rescousse, en lieu et place de Barul et Lacourt, pour remettre le Racing dans le sens de la marche. Une option très offensive qui, revers de la médaille, laissa davantage d’espace aux Rennais. Et ce diable de Monterrubio faillit bien rapidement en profiter, se jouant avec brio de Demont et Gillet, avant de manquer le cadre (71e).
Réactions tardives
Les Lensois, qui ne voulaient pas abdiquer, tentèrent de répliquer, Daniel Cousin, d’une belle tête décroisée, étant tout près de trouver le cadre sur un centre de Thomert (73e). Ce même Cousin s’éleva encore plus haut que tout le monde sur un coup franc de Demont (85e), mais là encore, le cadre se déroba. Carrière tenta lui aussi sa chance, à l’entrée de la surface, mais en enlevant trop sa frappe (87e).
Le sort du match était jeté. Pour avoir trop tardé à rentrer dans la partie, pour avoir attendu d’être mené à la marque pour se projeter vers l’avant, le Racing a payé au prix fort un terrible coup du sort. Il faudra vite sortir la tête de l’eau, samedi, en championnat, face à des Strasbourgeois, également éliminés, hier soir, de la Coupe de France par les amateurs de Lyon-la-Duchère.












