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La Voix du Nord - 02 février 2006
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Coupe de France : Lorient - Lille - Les Lillois et la tactique du roseau
de nos envoyés spéciaux à Lorient, David DELPORTE (texte) et Jean-Yves BONVARLET (photo)
Le coaching de Claude Puel a une nouvelle fois fait merveille. Six minutes après son entrée en jeu, Kader Keita marque le but de la qualification pour le LOSC.  On pourra, à loisir, vanter l’audace de Claude Puel qui, plus que jamais, avait remanié son équipe en alignant de nombreux joueurs inexpérimentés (Barralon, Le Postollec, Touré), mettre en exergue le froid réalisme des Lillois et de leur Ivoirien, Abdulkader Keita, auteur du but de la délivrance à six minutes du terme ou encore saluer la solidité du bloc défensif, mais on pourra difficilement nier que la qualification lilloise, hier soir à Lorient, a pris des fortes allures de hold-up.
« C’est un peu une victoire contre le cours du jeu, admit Claude Puel. Nous sommes tombés sur une très belle équipe de Lorient, nous avons été mis en difficulté. Mais en Coupe, il n’y a qu’un impératif : se qualifier. Cette rencontre m’a permis de donner du temps de jeu à pas mal de garçons, de faire débuter certains jeunes et de reposer certains joueurs dans l’optique du match de championnat, samedi à Nice. C’est donc une très bonne soirée. »

Battus dans les duels

L’entraîneur lillois ne voulait, de fait, retenir que les points positifs de ce déplacement. On le comprend volontiers car dans le jeu ses hommes ont tout de même sacrément souffert de la comparaison avec leurs hôtes d’un soir. Dominés dans les duels, contraints fréquemment de courir après le ballon face à une équipe beaucoup plus à l’aise dans la circulation du ballon, les « Dogues » n’ont que trop rarement eu l’occasion de porter le danger sur le but de Audard. Dernis (11e), Touré (26e) et Gygax (40e) eurent bien quelques velléités, mais celles-ci furent bien trop imprécises pour mériter de figurer au rayon des occasions.
En face, Grégory Malicki eut tout de suite l’occasion de se mettre dans le bain, en sortant un tir à bout portant de Marchal (3e), mais ses interventions furent, il est vrai, également très limitées, Lorient tournant autour de sa proie avec conviction, mais sans jamais réussir à l’atteindre.
La seconde période fut beaucoup plus douloureuse, un tir de Karim Ziani toucha même la transversale avant de rebondir sur la ligne. Audel, qui avait suivi, pensa avoir joué un sale tour à ses anciens équipiers, mais Malicki eut encore le réflexe qui sauve (52e). « Je suis dégoûté, avoua le Lorientais. Je suis sûr que le ballon avait franchi la ligne. Et puis c’est frustrant de perdre alors qu’on a dominé tout le match. Par moments, on a même baladé les Lillois. »

Coup de poignard

La maîtrise des « Merlus » fut flagrante jusque dans les vingt dernières minutes et surtout jusqu’à ce coup de poignard de Keita, lancé en jeu dans le dernier quart d’heure. À la réception d’un centre parfait de Chalmé, l’Ivoirien, esseulé, ne se fit pas prier pour trouver le chemin des filets d’une tête piquée (0-1, 84e). Une sacrée leçon de réalisme.

• LORIENT (L2) - LILLE (L1) : 0-1 (0-0).
7 485 spectateurs. Arbitre : M. Fautrel.
– But : K. Keita (84e).
Avertissements aux Lillois Barralon (48e, obstruction), Le Postollec (66e, jeu dur sur Morel).
– LORIENT : Audard (cap.) ; Boutruche, Marchal, Recorbet, Morel ; K. Ziani, Guel, Ewolo, Pédron (Reset, 84e) ; Bourhani, Audel.
Remplaçants non utilisés : Marveaux, Franchi, Genton, Salin (g.).
Entraîneur : Christian Gourcuff.
– LILLE : Malicki (cap.) ; Chalmé, Plestan, Rafael, Vitakic ; Le Postollec, Bodmer ; Gygax, Barralon (Mirallas, 57e) ; Dernis (Franquart, 87e) ; L. Touré (K. Keita, 78e).
Remplaçants non utilisés : Zywiecki, Pichon (g.).
Entraîneur : Claude Puel.

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