La Voix du Nord - 23 mars 2006 |
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Bouzin : «Je veux encore en jouer des comme ça»
«Yo» a déjà gagné la Coupe de la Ligue et la Coupe de France, mais il n’est pas rassasié
Casquette vissée sur la tête, regard d’acier, le «Bouze» prend le temps de se retourner. Sur sa carrière. Sur ses Coupes, de la Ligue ou de France, avec qui il a filé le parfait amour. Yohan Bouzin n’est pas nostalgique. D’ailleurs, il le dit sans détours: dans sa deuxième vie, il n’y aura pas de ballon, pas de nouveaux week-ends passés loin des siens. À 31 ans, le temps n’est pas encore venu de raccrocher cette bonne paire de godasses, de laisser son pied gauche tranquille, mais bon, le foot est si bizarre qu’il ne bâtit aucun château en Espagne.
Et pour cause, le «Bouze» n’a jamais oublié son époque gueugnonaise et cette année magique, sous les ordres d’Alex Dupont. Gueugnon, gros bled de 8 000 habitants fait la nique au grand PSG. La crinière bleue électrique du Bouze fait la une de tous les journaux de France.
Veto
Très vite, le téléphone sonne. Radio couloir s’affole: «J’avais des contacts avec des clubs de D1 et je voulais tenter l’aventure. Le club, qui avait laissé partir pas mal de joueurs, a opposé son veto. Si regrets j’ai sur ma carrière, c’est à cette période. J’avais 24 ans, j’étais en pleine bourre.» Il n’ira pas plus loin. Parce qu’il n’est pas du genre à ressasser, qu’il n’est pas aussi expansif que sur le terrain. Là, c’est son terrain. C’est pour lui qu’il a repiqué au plat à Calais. Laissé libre par Amiens, il attendait que le GSM crépite. Il attend encore…
«Le terrain me manquait»
Alors, après s’être entraîné deux mois avec Boulogne, il a aussi guetté le signe qui l’aurait comblé. C’était le retour aux sources qui s’imposait, pour celui qui avait toutes ses armes à l’USBCO, mais Philippe Montanier ne souhaita pas donner suite.
Assez dépité, «Bouze» se résout à signer en CFA chez les voisins calaisiens, avec un pote d’enfance, Sylvain Jore « Le terrain me manquait. J’ai donc signé à Calais. Avec Djezon, je pense que l’on apporte de la stabilité grâce à notre expérience. Depuis début 2006, on se sent vraiment bien et on est invaincus.» Et la Coupe, cette Coupe qui l’a déjà tellement fait vibrer? «Quand j’ai appris le tirage, je me suis dit qu’on avait un coup à jouer. Et au fil des matches, ma confiance n’a fait que s’accroître.»
Et il avait raison le «Bouze» d’avoir confiance. Hier soir, sourire radieux aux lèvres, il nous confiait: «On a mis un peu de temps à lire leur jeu, mais ensuite, on a fait un super match en défense et sur la fin, on poussait. Cette victoire, on la mérite mille fois. Des matches comme ça, j’espère encore en jouer beaucoup.»
Philippe CADART
Yohan Bouzin a 31 ans. Il a fait ses classes de jeune footballeur à l’US Boulogne, puis a joué au Touquet (5 ans), Bourges (National), Beauvais (D2).
Il signe son premier contrat pro à Gueugnon et rafle la Coupe de la Ligue. Ensuite, c’est Loreint (D1 et D2) avec une victoire en Coupe de France contre Bastia. Bouzin rejoint ensuite Clermont, pour une saison, puis Amiens (une saison également).
Et pour cause, le «Bouze» n’a jamais oublié son époque gueugnonaise et cette année magique, sous les ordres d’Alex Dupont. Gueugnon, gros bled de 8 000 habitants fait la nique au grand PSG. La crinière bleue électrique du Bouze fait la une de tous les journaux de France.
Veto
Très vite, le téléphone sonne. Radio couloir s’affole: «J’avais des contacts avec des clubs de D1 et je voulais tenter l’aventure. Le club, qui avait laissé partir pas mal de joueurs, a opposé son veto. Si regrets j’ai sur ma carrière, c’est à cette période. J’avais 24 ans, j’étais en pleine bourre.» Il n’ira pas plus loin. Parce qu’il n’est pas du genre à ressasser, qu’il n’est pas aussi expansif que sur le terrain. Là, c’est son terrain. C’est pour lui qu’il a repiqué au plat à Calais. Laissé libre par Amiens, il attendait que le GSM crépite. Il attend encore…
«Le terrain me manquait»
Alors, après s’être entraîné deux mois avec Boulogne, il a aussi guetté le signe qui l’aurait comblé. C’était le retour aux sources qui s’imposait, pour celui qui avait toutes ses armes à l’USBCO, mais Philippe Montanier ne souhaita pas donner suite.
Assez dépité, «Bouze» se résout à signer en CFA chez les voisins calaisiens, avec un pote d’enfance, Sylvain Jore « Le terrain me manquait. J’ai donc signé à Calais. Avec Djezon, je pense que l’on apporte de la stabilité grâce à notre expérience. Depuis début 2006, on se sent vraiment bien et on est invaincus.» Et la Coupe, cette Coupe qui l’a déjà tellement fait vibrer? «Quand j’ai appris le tirage, je me suis dit qu’on avait un coup à jouer. Et au fil des matches, ma confiance n’a fait que s’accroître.»
Et il avait raison le «Bouze» d’avoir confiance. Hier soir, sourire radieux aux lèvres, il nous confiait: «On a mis un peu de temps à lire leur jeu, mais ensuite, on a fait un super match en défense et sur la fin, on poussait. Cette victoire, on la mérite mille fois. Des matches comme ça, j’espère encore en jouer beaucoup.»
Philippe CADART
Yohan Bouzin a 31 ans. Il a fait ses classes de jeune footballeur à l’US Boulogne, puis a joué au Touquet (5 ans), Bourges (National), Beauvais (D2).
Il signe son premier contrat pro à Gueugnon et rafle la Coupe de la Ligue. Ensuite, c’est Loreint (D1 et D2) avec une victoire en Coupe de France contre Bastia. Bouzin rejoint ensuite Clermont, pour une saison, puis Amiens (une saison également).












