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La Voix du Nord - 30/04/2006
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Paris en avait tellement envie
Le PSG a remporté hier soir sa septième Coupe de France contre Marseille (2-1). Une victoire logique pour des Parisiens qui voulaient rester maîtres dans la capitale.
 Les Parisiens et Pauleta ont sauvé une saison jusqu’alors bien morose en remportant la Coupe de France. Ph. AFPpar Olivier FOSSEUX - A match exceptionnel, ambiance exceptionnelle. Les tribunes étant précocement garnies, la finale de Coupe de France a démarré près de deux heures avant le coup d’envoi, hier soir. Encouragements, insultes à adversaires, sifflets et hurlements lors de la présentation des équipes, l’avant-match fut vivant et coloré entre supporteurs des deux camps. Seule La Marseillaise (si, si) fit l’unanimité. Et l’ambiance ne baissa pas d’un cran puisqu’il fallut à peine cinq minutes de jeu aux Parisiens pour ouvrir le score. Taiwo négligea sa relance. Kalou, qui passait par là, ne se posa pas de questions. Il plaça un missile sous la barre de Barthez (0-1, 5e). Paris était bien dans sa finale, pressant sans cesse le milieu de l’OM.
Pauleta hérita d’un ballon sur le côté droit. Son centre trouva Kalou mais la reprise fut contrée (12e).

Rythme élevé

À Marseille, comme à Paris d’ailleurs avec un Rothen particulièrement inspiré, le danger venait du côté gauche. Ribéry et Niang multipliaient les percussions pour faire plier la défense de la capitale. Pagis, à la conclusion, n’était pas heureux. Une première tête n’était pas cadrée alors que Letizi avait déserté ses buts (16e). Puis, l’attaquant marseillais fut victime d’un tacle « ninja » de Mendy au moment d’armer sa volée (18e).
Avec ce but marqué d’entrée, des supporteurs toujours bien présents, un arbitre qui ne hachait pas le jeu, cette finale ne perdait pas en rythme. La bataille était rude à l’approche des vingt mètres adverses et Paris se procura des occasions sur des coups de pied arrêtés. La précision de Rothen obligea Barthez à une sortie aérienne de grande classe (30e).

Après quarante-cinq minutes, Paris menait plutôt logiquement au score. Dans l’envie et dans la création, les Parisiens étaient dominateurs. Et pour ne pas permettre à Marseille de sortir la tête de l’eau, le PSG lui assena un nouveau coup dès la reprise. Dhorasoo récupéra la balle dans l’axe et prit de vitesse Lamouchi. L’international, aux vingt-cinq mètres, arma une frappe à mi-hauteur que Barthez ne put qu’effleurer. Raymond Domenech, le sélectionneur, a certainement apprécié (0-2, 48e)... Dans la foulée, Paris faillit tuer le match. Kalou dégaina à nouveau mais sur la barre (54 e). Puis, un coup franc de Rothen tapa la base du poteau (62e). Enfin, Barthez repoussa une reprise à bout portant de Cissé (64e).

Marseille reprend espoir...


Et l’incroyable se produisit. Marseille coulait à pic quand Maoulida, bien décalé, surgit pour réduire le score (1-2, 66e). Et redonner espoir à toute une peuplade « bleue et blanche ». Cette fois, on était dans le vrai OM - PSG. Bouillant, bourré de duels et de contacts. Le PSG se serra alors les coudes. Lamouchi eut la balle d’égalisation au bout des pieds mais manqua le cadre devant Letizi (90e). Le portier parisien était encore décisif sur un centre dans le paquet de Taiwo (93e). Le kop parisien pouvait alors développer sa banderole « On l’a eue » pendant que les joueurs de la capitale laissaient éclater leur joie sur la pelouse. Landrin, Armand et Pauleta plongèrent main dans la main devant leurs supporteurs. « Le perdant était aussi courageux que le vainqueur. Mais on désirait tellement cette Coupe », lâcha à chaud Guy Lacombe.

Paris était en fête. Et pendant que la tribune marseillaise se vidait, Pauleta souleva pour la septième fois dans l’histoire de son club la Coupe de France. Avec fierté et bonheur.

• MARSEILLE - PARIS SAINT-GERMAIN : 1-2 (0-1).
80 000 spectateurs. Arbitre : M. Duhamel.
– Buts : Maoulida (66e) pour Marseille ; Kalou (5e), Dhorasoo (48e) pour Paris.
Avertissements aux Marseillais Oruma (43e), Beye (62e), Taiwo (80e) ; aux Parisiens Mendy (43e), Armand (57e), Letizi (84e).
MARSEILLE : Barthez (cap.) ; Beye (Nasri, 80e), Civelli, Dehu, Taiwo ; Cana, Lamouchi, Ribery ; Maoulida, Pagis (Oruma, 37e ), Niang.
Entraîneur : Jean Fernandez.
PARIS : Letizi ; Mendy, Rozehnal, Yepes, Armand ; M. Bami, Cissé, Dhorasoo, Rothen (Paulo Cesar, 88e), Kalou ; Pauleta (cap.).
Entraîneur : Guy Lacombe.


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