La Voix du Nord - 08 janvier 2006 |
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Calais - Troyes 3-2 - Ils nous remettent ça !
par Yves-Marie CHOPART
Incroyables Calaisiens ! C’est écrit, la Coupe de France est devenue l’une des principales spécialités de la cité des Six-Bourgeois. On savait que le CRUFC, en net regain de forme depuis novembre, serait de nouveau prêt sur le plan de la motivation pour l’épreuve reine.Mais de là à damer le pion à une formation professionnelle ayant mené deux fois au score, on n’osait tout de même pas l’imaginer.
Pourtant, les hommes de Sylvain Jore l’ont fait. Prouvant ainsi qu’en plus d’être animés d’un esprit de combattants, ils avaient le potentiel technique pour faire douter et même tomber donc des seigneurs de l’élite. Et s’il est encore prématuré de penser que le CRUFC 2006 s’est replacé sur les traces du CRUFC 2000, on peut imaginer que les Calaisiens sont susceptibles d’aller encore très loin cette saison.
Limpide
En début de rencontre, les Troyens posaient des difficultés aux Calaisiens, ces derniers jouant trop bas et laissant ainsi beaucoup d’espace à un milieu de terrain champenois étouffant son vis-à-vis. Il n’y avait alors rien à redire lorsque Boskovic propulsait la balle au fond des filets après que Nadé, bénéficiant d’une défense adverse trop statique, lui eut adressé un centre d’école (0-1, 25e).
Certainement convaincue qu’elle avait fait le plus dur, l’équipe troyenne desserrait l’étau alors que le CRUFC, au contraire, montait d’un cran dans son positionnement. Et lorsque Hoguet, des 12 m, à la suite d’une remise parfaite de Boutoille, décochait une frappe imparable (1-1, 30e), on avait déjà le sentiment de revivre un grand moment.
Manque de culture
Sentiment qui était confirmé en seconde période lorsque Baron, après que Troyes eut pris une seconde fois l’avantage sur une reprise de la tête de Nadet (53e), remettait, également de la tête, à nouveau les deux rivaux sur un pied d’égalité (63e).
Ce Calais-là, volontaire et imaginatif dans la relance, ne pouvait décidément pas perdre. Même dans la prolongation en dépit de « pros » censés mieux gérer la fatigue. Preuve était donnée lorsque Dutitre, entré à la place de Millien une minute auparavant, inscrivait le but de la victoire sur sa première balle touchée et délivrée par un Boutoille impérial à la Libération.
Jean-Marc Furlan n’avait plus qu’à constater les dégâts : « Cela fait plaisir pour Calais et le football amateur. Mais je suis malheureux de constater que la culture coupe n’existe plus chez les joueurs "pros" trop préoccupés par le championnat. L’histoire de l’épreuve, aujourd’hui, se liquéfie. Il n’en demeure pas moins que Calais possède une très belle équipe. » Pour Calais, par contre, l’histoire se réécrit.
À Boulogne, CALAIS (CFA) - TROYES (L 1) : 3-2, ap (1-1, 2-2).
4 548 spectateurs. Arbitre : M. Lhermite.
– Buts : Hoguet (30e), Baron (63e), Dutitre (91e) pour Calais ; Boskovic (25e), Nadet (53e) pour Troyes.
CALAIS : Schille, Briesmalien, Rollet, Baron (Devilliers, 115e), Liébart, Marque, Millien (Dutitre, 91e), Bouzin, Hoguet, Boutoille, G. Vasseur.
Entr. : Sylvain Jore.
TROYES : Le Crom, Dujeux, Boucansaud, Faye (Berkak, 99e), Guillaume, Adam, Boskovic, Nadé, Ba (Faivre, 84e), Nivet, Danic.
Entr. : Jean-Marc Furlan.












