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La Voix du Nord - 10/02/2007
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Week-end pas comme les autres au Touquet
ENDUROPALE DU TOUQUET - PAS-DE-CALAIS : J – 1
La pression est montée d’un cran à quelques heures du départ de la course aux mille pilotes...
 Dans la station des Quatre-Saisons, tout le monde se prépare à accueillir l’événement phare de l’année. Et rien n’est laissé au hasard. Le parfum des grands événements plane déjà sur la station des Quatre-Saisons. Hier, tandis que les pompiers bouclaient leurs aménagements de secours, les premiers motards ont investi les rues et les fêtards les bistrots. La grosse machine de l’Enduropale est bel et bien lancée.

PAR STÉPHANE CARPENTIER
sports@lavoixdunord.fr
PHOTOS PHILIPPE PAUCHET


Ceux qui voulaient passer un week-end tranquille iront voir ailleurs. Le Touquet s’apprête en effet à vivre un sacré moment de fête, avec en point de mire la chevauchée des mille pilotes de l’Enduropale sur le littoral demain, sous le coup des 13 heures. Plus de deux cent mille visiteurs sont attendus pour l’occasion.


Hier après-midi, dans la très commerçante rue Saint-Jean, on s’apprêtait à recevoir ce raz de marée humain. Au Café des Sports, rendez-vous incontournable des habitués de l’épreuve, l’arrière-salle affichait complet et le personnel avait déjà commencé son long marathon. Quant au directeur de l’établissement depuis sept ans, Laurent Bruloy, il affichait un optimisme de rigueur.


« Pour nous, c’est simple, c’est le plus gros week-end de l’année, largement devant le 15 Août ou la Pentecôte. On sert jusqu’à 4 heures du matin et on ne désemplit pas. Après la course, on a même des pilotes qui entrent avec leur moto dans l’établissement, ce sont des moments de fête incroyables », raconte ce jeune patron de 41 ans qui est aussi un ardent défenseur de l’Enduropale. « Cet événement est le “starter” du Touquet, la station se réveille avec l’Enduro. Pour la ville, c’est un vecteur de communication exceptionnel et pour l’économie locale c’est un rendez-vous important. Il y a quelques années, un audit avait estimé entre trois et quatre millions d’euros les dépenses directes des visiteurs dans la ville du Touquet l’espace de ce week-end. »

Deux postes médicaux

Au Café des Sports, où quatre personnes ont été embauchées en extra, près de mille litres de bière s’écouleront aujourd’hui et demain dans les gosiers asséchés des amoureux de l’Enduro.
Mais pour quelques-uns des milliers de spectateurs, parmi lesquels certains débarqueront avec leur propre stock de produits enivrants, l’abus d’alcool pourrait être douloureux. « Nous avons en moyenne une cinquantaine d’interventions à effectuer lors de la nuit au dimanche, la plupart pour éthylisme, explique Pascal Miaux, lieutenant colonel des sapeurs pompiers, et une vingtaine d’autres le jour de la course pour venir en aide aux concurrents accidentés ».


Pour les professionnels du sauvetage, l’Enduropale a aussi déjà commencé hier, avec les installations de deux postes médicaux avancés le long de la plage, ainsi que l’aménagement d’une salle de sports en véritable hôpital.
À l’aéroport du Touquet, c’est un centre médical d’évacuation qui a été mis en place par le SAMU, qui se charge ensuite de transférer les éventuelles victimes dans les différents hôpitaux de la région.


« L’événement exige un travail énorme en amont, mais c’est tout sauf une corvée pour nous. Professionnellement, c’est l’occasion de travailler en grandeur nature sur du réel, car d’habitude un tel déploiement n’est utilisé que pour des exercices », ajoute Pascal Miaux.


Au total, deux cent cinquante pompiers veilleront à la santé des spectateurs et des concurrents. Onze unités mobiles, soit plus de mille fonctionnaires de police, sont également mobilisées pour assurer la sécurité.

La « carotte »

Du côté de l’organisation, c’était aussi le tour de chauffe avec l’accueil des premiers concurrents pour les vérifications techniques de leurs machines.
Inquiets, certains d’entre eux pris au hasard ont dû faire subir à leur moto un test de bruit qui ne doit pas dépasser 96 décibels. Si cette année, les organisateurs de l’Enduropale ont en effet décidé de lutter contre les nuisances sonores, cela n’empêche toutefois pas certains petits futés de sortir ce qu’ils surnomment une « carotte » de leur pot d’échappement, une fois les « vérifs » passées. Quand on vous dit que le week-end au Touquet sera tout sauf paisible…

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