Vergriete
Après avoir galéré pendant presque une année complète après une grave blessure à l’épaule, Rudy Vergriete est revenu au sommet de sa forme. Sur sa Yamaha, le pilote de Saint-Folquin a pris hier la cinquième place, son meilleur score au Touquet. « Je suis vraiment aux anges car sincèrement, je ne pensais pas finir aussi bien. Il y a des jours où quand tu roules, tu as l’impression que les autres s’écartent au fur et à mesure devant toi. Eh bien, c’était comme ça aujourd’hui pour moi. »
Sympa
À peine rentré à son stand, course terminée pour lui, Mateï Potisek se fit solliciter par un autre concurrent qui, lui aussi, avait un problème mécanique. Mateï Potisek autorisa le dossard 492, Rodolphe Bignot, à désosser une pièce de sa moto, ce qui lui permit ainsi de repartir.
Malchance
Le Liégeois Thierry Klutz, deux fois troisième de l’épreuve, en 1995 et 2001, a eu la malchance de casser son moteur de sa Sherco lors du dernier tour. « C’est vraiment dommage car ma moto marchait vraiment pas mal, alors que nous n’avions eu que deux mois pour la préparer. Le parcours était très sablonneux, et le sable très lourd, c’est un autre Touquet, mais c’est toujours grisant d’y piloter », expliqua-t-il, satisfait néanmoins de sa course.
Vent
Le Lillois Maxime Lonza affichait un large sourire à l’arrivée, lui qui, avec une place de 24e sur sa Yamaha, venait de réaliser son meilleur coup au Touquet en sept participations. « Le circuit était vraiment mieux cette année, on n’a pas été embêté par les chicanes. Par contre, il fallait vraiment faire super gaffe au vent qui nous déportait lors des sauts. » Lorsqu’il enleva son casque, Maxime Lonza fit aussi rire sa famille en raison d’un gros hématome sur la lèvre supérieure, tel un bec de canard.
Double mètre
Du haut de ses deux mètres, Marius Bourgain était le pilote le plus grand par la taille au départ. Sa grande carcasse n’est toutefois pas un handicap puisqu’il a réussi à accrocher la 23e place avec sa Kawasaki, soit sa meilleure performance au Touquet. Tout sourire, le grand Marius était toutefois incapable de sortir le moindre mot à l’arrivée tant il était harassé.
Bis repetita
Le pilote franco-suisse Pierrick Paget a réussi son pari de finir à nouveau sur le podium au Touquet. Depuis cinq mois, le pilote Yamaha s’était même installé chez un ami à Villeneuve-d’Ascq afin de pouvoir aller le plus souvent possible s’entraîner sur le circuit de Loon-Plage. « J’aime beaucoup votre région et en plus il y a une vraie passion pour la moto. L’autre jour, je buvais un café à Lille, et quelqu’un est venu me voir pour m’encourager pour l’Enduro. Ce n’est dans mon Jura natal que cela me serait arrivé. »
Vétéran ?
Flament
Hommage
Originaire du Sud-Ouest, Éric Aubijoux était un habitué du Touquet. Il s’était d’ailleurs encore engagé en quad cette année. Mais le souriant pilote est décédé, à 42 ans, lors de l’avant-dernière étape du Dakar, le mois dernier. Hier, le convoi lui a rendu un vibrant hommage au parc fermé. Avant le départ, le curé du Touquet qui prononce toujours une bénédiction a évoqué sa mémoire. Une minute de silence a été respectée avant que des applaudissements ne montent de tout le parc.
L’absent
Pour que Jean-Claude Olivier, plus connu sous le surnom de « JCO », manque un Enduropale, il faut un cas de force majeure. Hier, le patron de Yamaha France, d’origine nordiste, a regardé la course depuis son canapé à Paris, en communication téléphonique quasi-permanente avec Alexandre Kowalski et José Leloir. Le 5 janvier, ce sportif accompli et ex-concurrent de l’Enduro a été victime d’un accident dans son garage : sa main droite a été happée par l’hélice d’un moteur. « Ça a fait l’effet d’une grenade. Ça a été terrible, les doigts sont plein de terminaisons nerveuses, mais il faut l’accepter. » Mutilée (notamment trois doigts), sa main le fait énormément souffrir.
Écologie
La nouvelle version de l’Enduro évite les dunes, mais les organisateurs restent extrêmement vigilants quant au respect de l’environnement. En reconnaissance sur le circuit, peu avant le départ, Louis Llavall, le directeur de course, et Marc Jeansou, qui dirige l’épreuve, ont repéré trois personnes au bas d’une dune. L’alerte a immédiatement été donnée pour baliser le petit passage resté libre d’accès et empêcher ainsi tout piétinement.
Vétéran ?
En moto, la catégorie vétéran commence à 37 ans. Paul Barbara, le frère du pilote automobile José, en a 50 mais il a réussi la performance de terminer à la 28e place. Chapeau. Il faut dire que le gaillard connaît l’épreuve du Touquet - Pas-de-Calais : hormis la première édition en 1975, il en a disputé la quasi-totalité. Et la relève est assurée : son fils Steeve a fini 21e.
Flament
Ce week-end, l’Enduropale a retrouvé avec plaisir et émotion son « sauveur ». En 2005, Hubert Flament, alors premier adjoint au maire du Touquet, s’était démené comme un beau diable pour maintenir l’épreuve. Mais le 10 octobre de la même année, il avait été victime d’un très grave accident, chutant d’un toit d’une hauteur près de 4 m. Après un mois de coma et un traumatisme crânien très lourd, on lui pronostiquait un avenir sombre, à l’état quasi végétatif. Entouré de sa famille, doté d’une volonté énorme, il a pourtant épaté les médecins du centre hélio-marin de Berck. Retourné chez lui, au Touquet, il est sorti de son fauteuil roulant et parvient à s’exprimer.
Espoir
Il n’a pas pu courir parce qu’il n’est pas encore majeur, mais le jeune Alex Aletru, déjà aligné en championnat d’Europe, était présent au Touquet ce week-end pour s’imprégner de l’ambiance. A 17 ans, il est le grand espoir de relève d’Arnaud Demeester chez Yamaha. On devrait le voir courir l’an prochain.












