La Voix du Nord - 31/01/2008 |
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Plus de 200 000 spectateurs sont attendus samedi et dimanche pour le troisième Enduropale du Touquet. En attendant, les organisateurs donnent les derniers tours de vis.
PAR NICOLAS FAUCON
region@lavoixdunord.fr
Nuages gris, air gris, petite pluie grise portée par les bouffées de vent : le ciel du Touquet ressemble à un mur de mortier. « Pour dimanche, ils prévoient un temps mitigé », pronostique Jean-René Delcroix, directeur des services techniques de la ville. Qui, au volant de son tout-terrain, dévale et escalade, ce mercredi matin, buttes et chicanes de sable fabriquées sur le circuit. « Le plus gros boulot.
» C’est une visite de routine à J – 3. Après avoir failli mourir en 2005, l’Enduro, rebaptisé Enduropale depuis 2006, a aujourd’hui un tracé qui évite les dunes : le résultat du combat des écologistes. Ce matin-là, les ganivelles en châtaignier, plantées dans le sable, séparent déjà les espaces réservés au public et aux coureurs. « On est bien avancé. Ne reste plus qu’à terminer le balisage », se réjouit sur le siège passager Jean-Paul Carpentier, fonctionnaire municipal responsable de la voirie et de la plage, trente-deux enduros au compteur. C’était mieux avant ? « Disons que c’était vraiment une fête au début. Aujourd’hui, on a de plus en plus de contraintes. » Moue interrogative de son interlocuteur. « Ben oui, les contraintes écologiques… » Une équipe d’employés municipaux en vue. Jean-René Delcroix s’approche. Coupe le moteur du tout-terrain. La conversation se fige sur le risque de tempête. « Il paraît que ça va souffler à 110 km/h », prédit l’un. Un autre : « J’espère que ça va tenir.
», Jean-Paul Carpentier positive : « Les vents sont de sud-ouest. Ça ne devrait pas créer de gros dégâts. » Sur la place en face de l’Aqualud, les forains montent leurs manèges. Plus loin, cinq hommes. « Bonjour, comment va France-Telecom ?
», salue Jean-Paul Carpentier. « Ben, c’est demain que ça va aller moins bien », rit jaune l’autre, qui installe avec ses collègues quelque 80 lignes téléphoniques, dont beaucoup seront utilisées par les médias ce week-end. « De toute façon, le temps, c’est un facteur qu’on ne peut pas maîtriser », philosophe Jean-René Delcroix. Qui dresse le bilan : « Il y a 150 fonctionnaires municipaux qui préparent actuellement l’événement. » Reste un point sensible : la concentration des fêtards au parc international de la Canche. « Le camping sauvage, c’est terminé, il y avait des plaintes de riverains. Mais 4 300 personnes qui dorment sur un site, c’est chaud. Il y aura 35 personnes pour la sécurité. » Lui, il turbine, débite, produit. « Depuis un mois, on a fabriqué plus de 1 000 panneaux de signalisation pour l’Enduro », explique Sébastien Leprêtre, responsable du service lettrage à la ville du Touquet. La station balnéaire, qui a déboursé pour l’occasion un budget de plus d’un million d’euros, mise toujours autant sur l’image de l’Enduro. •
> Samedi 2 février : quaduro’Star (10 h 15 - 11 h) ; quaduro (traversée de la ville à 12 h 15, course de 12 h 55 à 15 h 55). Dimanche 3 février : Enduropale (traversée de la ville à 12 h 45, course de 12 h 55 à 15 h 55).














