La Voix du Nord - 31/01/2008 |
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Sur les mille motards qui s’élanceront dimanche à l’assaut de l’Enduropale, six d’entre eux, dont les expérimentés Thierry Béthys et David Frétigné, auraient dû être de l’aventure du Dakar au début de l’année.sports@lavoixdunord.fr
PHOTO JEAN-PIERRE BRUNET
« C’est dramatique, ce sont des mois et des mois de travail qui partent en fumée », lançait David Frétigné à Lisbonne, le vendredi 4 janvier, sous le coup des 13 heures, quelques minutes après avoir appris l’annulation de l’épreuve. Depuis, le pilote aveyronnais de 37 ans, qui s’apprêtait à disputer son cinquième Dakar, a eu le temps de ruminer sa déception. « J’avais pris un gros coup au moral car cette course était l’une de mes priorités. En tant que pilote professionnel, c’est un gros manque à gagner pour ma structure. On y laisse des plumes forcément, mais j’ai la chance d’être pilote officiel Yamaha, ça aide. »
« On ne s’y attendait vraiment pas »
Du coup, David Frétigné, qui n’avait plus roulé au Touquet depuis 2003, va redécouvrir le sable de l’Enduropale. « Après le Dakar, je préférais couper un peu. Mais là, je n’allais pas rater l’opportunité de revenir au Touquet, c’est une course mythique. Je viens vraiment pour me faire plaisir, même si je compte me battre comme un lion. » Troisième en 1999, David Frétigné se battra pour une place d’honneur, et aussi pour la prime spéciale « motard africain » promise par l’organisation au meilleur classé de ces frustrés du Dakar.
Une récompense que briguera également le Vendéen Thierry Béthys, 36 ans, pilote officiel Honda, qui est toujours resté fidèle à l’épreuve touquettoise. Ses trois victoires sur l’Enduro, en 2000, 2001 et 2003, avaient d’ailleurs contribué à lui ouvrir les portes de l’épreuve africaine, lors de laquelle il termina huitième en 2007. « Le plus dur a été d’expliquer l’annulation aux partenaires car on ne s’y attendait vraiment pas. » Mais, bien avant ce coup du sort, il avait déjà prévu d’être au Touquet. « Avec un Dakar dans les jambes, c’est vrai qu’on est fatigués. Mais on a quand même quinze jours pour récupérer et on reste très affûtés. » Histoire de rester dans le rythme, Thierry Béthys s’est donc inscrit à la hâte à la Ronde des sables d’Hossegor, le 13 janvier, « car Le Touquet est une course très dure, même pour des gars qui ont fait le Dakar », insiste-t-il.
Si les déçus du Dakar comptent prendre une bonne bouffée de sable sur l’Enduro, ils attendent aussi impatiemment d’être fixés sur l’avenir du roi des rallyes-raids. « Apparemment, l’Afrique, c’est fini. Ce devrait être l’Argentine, le Chili et peut-être un troisième pays », explique David Frétigné, conscient que pour ASO, l’organisateur, ainsi que pour tous les concurrents potentiels, « l’annulation du Dakar aura peut-être finalement permis une remise en question nécessaire ».














