La Voix du Nord - 03/02/2008 |
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Si, pour les sportifs, la disparition du passage par les dunes a ôté un peu de son caractère à la course, nombreux sont ceux qui constatent, amers, la perte de l’esprit festif.
« L’Enduro, ce n’est plus ça. Avant, au moins, les motards passaient dans la rue Saint-Jean… » Cette serveuse d’une brasserie de la principale artère commerçante de la station balnéaire n’est pas la seule à dresser le constat : l’Enduro du Touquet a perdu de son âme.
Les noceurs sont parqués à l’extérieur de la ville et placés sous surveillance. « Des dégradations étaient commises. Des riverains se sont plaints. Ils ont donc été regroupés là-bas », argumente Jean-René Delcroix, directeur des services techniques de la ville du Touquet.
Du coup, hier, pas la foule des grands soirs mais un nombre important de CRS dans les rues. On pouvait croiser quelques motards installés autour d’une bière, en terrasse. Pour Gilbert Fauquembergue, le patron du café-brasserie Les Sports, rue Saint-Jean, il y aurait eu un avant et un après guerre du Golfe.
Avant ? Les concerts des stars de la chanson et les cars-podiums animaient les nuits touquettoises. « Ça a disparu et la clientèle a changé depuis. Maintenant, on a nos habitués. » •
N. F.














