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La Voix du Nord - 08/02/2008
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Chute de Benjamin Schots à l'Enduropale- Léonce Deprez : « Nos techniciens ont respecté les consignes »
Alors que le jeune pilote Benjamin Schots, 20 ans, était toujours dans le coma hier soir suite à sa chute spectaculaire de dimanche, les organisateurs de l’Enduropale se défendent d’avoir conçu un circuit trop dangereux.

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PAR STÉPHANE CARPENTIER

sports@lavoixdunord.fr

Léonce Deprez, 81 ans, qui assistait à son dernier Enduropale en tant que maire du Touquet, tient à dédouaner les services techniques de la ville qui ont la charge de modeler le circuit. Ces derniers jours, la polémique enfle en effet au sujet de la présence des deux petites bosses dessinées juste avant la ligne d’arrivée. C’est sur l’une d’elle, alors qu’il s’apprêtait à achever son premier tour de circuit, que Benjamin Schots a chuté. « La ville ne fait qu’apporter son concours. Moi, je fais confiance aux spécialistes de la moto, nos agents techniques ne font que respecter les consignes qui leur sont données. »



« Une erreur de jeunesse »

Léonce Deprez reconnaît qu’à cet endroit, le mouvement de terrain imposait une certaine prudence de la part des pilotes. « On nous dit que le circuit est trop rapide, mais justement, ce genre d’obstacle est fait pour ralentir la course, car on ne veut pas que l’Enduropale soit une course de vitesse », rappelle-t-il. Très marqué par l’accident – « C’est comme si c’était mon fils » –, le maire du Touquet veut croire au rétablissement du jeune pilote : « J’ai contacté les parents, j’appelle tous les jours le CHRU de Lille. Moi-même, j’ai eu deux vertèbres fracturées dans un accident de voiture et je m’en suis remis. Il faut garder espoir. » Du côté de la FFM (Fédération française de motocyclisme), l’accident du Touquet fait évidemment aussi beaucoup parler. Et on a forcément apprécié que modérément les propos de Frédéric Schots, le père du pilote, stigmatisant la « présence suicidaire de ces fameuses bosses après tant d’élan  ». Pour Louis Llaval, le directeur sportif de l’épreuve et élu à la FFM, il s’agit d’abord d’une erreur de jeunesse. « Je pense que Benjamin a été emporté par sa fougue et qu’il ne s’est pas méfié. Il est arrivé comme un avion de chasse, comme si ces bosses n’existaient pas, à une allure beaucoup plus rapide que les pilotes qui étaient passés avant lui. » Il réfute également l’hypothèse que Benjamin Schots n’ait pas eu connaissance de l’obstacle. « Les pilotes savent que le circuit est refait après la course de quads dans la nuit du samedi au dimanche. Lors du dernier briefing, juste avant le départ, à 12 h 45, on a rappelé aux pilotes d’être prudent lors du premier tour en leur précisant bien que le circuit n’avait été finalisé que dimanche matin, et qu’il y avait donc peut-être des obstacles dont ils n’avaient pas connaissance. Mais je rappelle aussi que ces bosses sont à cet endroit chaque année. » Louis Llaval insiste sur le fait que le circuit a encore perdu en rapidité cette année. « Le vainqueur a fait trois tours de moins que l’an dernier, à une moyenne de 63 km/h. Et sur les portions les plus rapides, il n’y a pas eu d’accident.
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D’après le service médical du CHRU de Lille, Benjamin Schots, qui est toujours plongé dans le coma, était hier soir dans un état stationnaire, sans dégradation ni amélioration.

 
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