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La Voix des Sports - 05/02/2008
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Benjamin Schots dans le coma - L'Enduropale est-il trop dangereux ?
Partagés entre risques du métier et critique du tracé, vous demandez plus de sécurité

Photo JP BrunetUne très vive émotion. C'est ce qui ressort de vos réactions, où vous souhaitez tous le meilleur rétablissement à Benjamin Schots : « Nous sommes de tout coeur avec toi Benjamin ». Le propos de Madame Isa, de Rouvroy, résume bien la tonalité générale.
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Sur l'accident en lui même, vous demeurez partagés. Il y a ceux - nombreux - qui s'interrogent sur la présence de ces deux bosses à la réception d'un saut. « Qu'on les mette avant, oui, pour ralentir l'appel mais après forcément on doit s'attendre à ce que des pilotes retombent dessus et c'est ce qui est arrivé à Benjamin », estime FSM59, de Dunkerque .
Un avis exprimé également par Ted de Lens, qui souligne qu'« au fil du temps la piste ne ressemble plus à rien et que ces petites bosses ont disparu. Donc a quoi servent-elles sinon de surprendre les pilotes ?»
Pour beaucoup d'entre vous, ce sont aussi les changements apportés à l'Enduro ces dernières années qui peuvent expliquer l'accident. « Je ne pense pas que l'Enduro soit dangereux mais depuis qu'il n 'est plus possible de la faire dans les dunes, il faut créer des fausses bosses, ce qui là est terrible », pense Juliedunord, de Marcq-en-Baroeul.

Un tracé « trop rapide »

Même avis chez Sébastien Watrelot, de Roubaix, qui pointe du doigt un tracé « devenu beaucoup trop rapide, pas assez sélectif ». Bref, « une telle course doit être réservée à des pilotes confirmés », estime Yannick d'Ecaillon.
Si effectivement le tracé a été modifié dans la nuit de samedi à dimanche, comme le laissent penser les témoignages recueillis par notre journaliste, « le devoir des organisateurs est de prévenir les artistes de la course », selon Fazer59, de Mouchin. Ou bien d'effectuer un tour de chauffe, comme le dit Nouninette, de Cambrai.
« Les bosses n'y étaient pas au moment du repérage » affirme Vincent, pour qui « les pilotes ont été prévenus dans le park avant la course mais je ne pense pas que les 1000 engagés ont bien entendu surtout avec l'excitation que dégage cette course.»

« Les pilotes connaissent les risques »

Beaucoup d'entre vous ont pour leur part insisté sur « les risques du métier » de pilote de moto. « Il y avait quand même 1008 engagés et il n'y a eu qu'un accident trés grave.. Les pilotes connaissent trés bien les risques qu'ils prennent en y participant », nuance Monsieur Deletoille de Boulogne-sur-Mer.
Photo Sami Belloumi« Le sport moto est une activité dangereuse par essence », pour Patrick, d'Amiens, et le fait que la chute ait été filmée « en quasi direct » a fait naître la polémique selon lui. Même son de cloche chez Big Jo62, de Saint-Omer, pour qui « chaque pilote qui prend le départ est responsable de lui même et ne doit pas aller au-delà de ses limites, c'est à lui de gérer sa course et la prise de risques ».

Erreur humaine

D'autres encore insistent sur l'erreur humaine au niveau du pilotage. « J'ai fait la course en moto et je pense que c'etait un des endroits les moins dangeureux du parcours, c'est un coup de malchance, il est arrivé trop vite à cet endroit » dit Manu de Lille. Si la bosse était en cause, « beaucoup se seraient fait piéger », avance Jérôme, de Herbelles, qui parle lui de vitesse excessive. « Je pense que Benjamin n'a plus pensé ou n'a pas vu cette MINUSCULE BOSSE car il ne coupe à aucun moment les gaz et plante sa roue avant sans pouvoir réagir », avance Laurent, de Chocques.
Quant à la suite, vous ne manquez pas de propositions !
Notamment plus de commissaires de course. Rappellons d'abord, comme beaucoup d'internautes nous l'ont fait remarquer, qu'ils sont là pour prévenir les risques de carambolage, et pas pour soigner médicalement les pilotes.

Plus de commissaires


« Il y avait un réel manque devant le Novotel et l'Ibis au Touquet », affirme une internaute du Touquet. « On a peut-être frisé le drame à plusieurs reprises », regrette Monsieur Brunet, de Villejust, qui lui était placé à Stella-Plage. Assidu de cette course à laquelle il a participé en 1992, il a été témoin d'un accident où un concurrent tombé au sol a été percuté par un autre. Pour lui aussi il n'y avait pas assez de commissaires, ou bien ils étaient « mal répartis ».
Une autre solution serait selon vous de modifier le tracé : « A peu de choses près, c'est deux grandes lignes droites », dit Sébastien Watrelot, pour qui les organisateurs devraient « créer beaucoup de virages» pour réduire la vitesse.
Et pour Madame Daninou d'Aniche, femme d'un passionné de moto « moins de bosses vicieuses sur le tracé n'enlevera rien ni a la beaute ni a la valeur des coureurs
Aux yeux de Monsieur Domont d'Agnetz, les organisateurs devraient également penser « aux pieux en bois qui jalonnent le parcours », et sont dangereux pour les pilotes. « Tout doit être mis en oeuvre pour limiter les risques » , dit FSM59 de Dunkerque. Tout en étant bien conscient que le risque zéro n'existe pas, vous êtes nombreux, au delà de vos désaccords sur la polémique, à formuler cette demande : « encore plus de réflexion sur la sécurité à mener pour les prochaines editions, afin d'éviter les accidents.», résume Hughes, de Felvin Palfart. Le débat né de l'accident de Benjamin Schots y contribuera sûrement.

Emile Josselin


EN VIDEO

La sécurité en question : un concurrent blessé attend pendant deux minutes l'intervention d'un commissaire de course

La chute de Benjamin Schots
Benjamin Schots à la course Rond'Europe 2007 de Fort-Mahon








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