La Voix du Nord - 06/02/2008 |
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ENDUROPALE Frédéric Schots : « Les bosses n’avaient rien à faire là »
Alors que son fils Benjamin (20 ans) est toujours dans le coma après un terrible accident lors de l’Enduropale dimanche, son père Frédéric s’interroge toujours sur les circonstances de l’accident. Et s’il ne cherche pas à polémiquer sur le sujet, il veut surtout comprendre pour que cela ne se reproduise plus.Lire aussi
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PAR SÉBASTIEN VARNIER
sports@lavoixdunord.fr PHOTO SAMI BELLOUMI – Monsieur Schots, avez vous regardé les images de l’accident pour en comprendre les raisons ?
« Non, les images, je ne peux pas les voir. Je ne veux pas les regarder. Si Benjamin s’en sort, on les regardera ensemble, là c’est impossible pour moi. Mais son entraîneur et des amis les ont vues. »
– On a dit et écrit beaucoup de choses sur ces deux bosses situées près de l’arrivée…
« C’est très simple : les bosses n’avaient rien à faire là. On ne modifie pas comme ça un parcours le jour du départ. Le samedi, on avait refait le parcours à pied, puis en vélo. Benjamin avait analysé chaque saut et il a une mémoire phénoménale. Ces bosses étaient de plus masquées. Au premier tour, De Maria, qui était deuxième derrière Deudon, tombe à cet endroit, les commissaires peuvent prévenir les suivants. Puis De Maria repart, et Benjamin (qui était septième à ce moment) arrive ensuite. Pour moi, ce n’est pas une erreur de pilotage. Les tous meilleurs avaient eu la chance de revoir le parcours une heure avant. Deudon, qui est en tête au premier tour par exemple, passe à côté des bosses. Sans entrer dans la polémique, mettre des bosses après autant d’élan c’est suicidaire. »
– Vous vous sentez en colère aujourd’hui ?
« Déjà, ce qui m’importe le plus, c’est la santé de mon fils. Mais il est clair que je ne comprends pas ce tracé. Il faut vraiment que l’on mette cela dans les mains d’un pilote, d’une personne qui connaît les dangers, c’est impératif. Ces bosses, on pouvait aussi les signaliser. On sait qu’il s’agit de courses à risques mais on n’envoie pas les pilotes au casse-pipe. Cela ne doit plus arriver. »
– Vous envisagez des recours éventuels ?
« Je ne sais pas. Je vous le répète, la priorité c’est de retrouver mon fils. Vous savez, l’Enduro ce sont trente pilotes qui ne vivent que pour ça et des amateurs. Pour ces trente pilotes comme Benjamin, ce sont des mois d’entraînement, des reconnaissances. Ils savent que les premiers tours sont très importants. Alors oui, j’en veux à ceux qui ont mis des sauts là où il ne faut pas en mettre. »
– Il y a beaucoup d’engouement autour de cet événement. Comment le vivez-vous ?
« Parlez de cela fait du bien. Mais j’entends aussi beaucoup de bêtises. J’aime l’Enduro et je serai le premier à soutenir cette course mais il y a des choses que je n’admets pas. Il ne faut pas se cacher la vérité. Des erreurs ont été commises. Je n’ai encore eu aucun coup de fil de la part des organisateurs, qu’il s’agisse de la Ligue des Flandres ou de la Fédération. Je ne comprends pas. C’est plus que dommage… »














