La Voix du Nord - 05/02/2008 |
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Le Touquet dans tous ses états
ENDUROPALE Demeester a remporté un duel d’anthologie face à Potisek dans une course marquée par le terrible accident d’un jeune pilote
Les images sont terribles et même à déconseiller aux âmes sensibles. Benjamin Schots, l’un des plus grands espoirs régionaux du motocross, est plongé dans un coma profond depuis sa terrible chute en début de course. Après cet accident, les questions sont nombreuses quant à la sécurité de l’épreuve.
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>> Benjamin Schots toujours dans le coma ce matin
Merci de votre participation ! Vos réactions seront publiées ce soir.
EN VIDEO
La sécurité en question : un concurrent blessé attend pendant deux minutes l'intervention d'un commissaire de course
L'effayante chute
de Benjamin Schots
Benjamin Schots à la course Rond'Europe 2007 de Fort-Mahon
PAR STÉPHANE CARPENTIER
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO MAX ROSEREAU
Benjamin Schots est un habitué des courses sur sable lors desquelles il se bat parmi les meilleurs. Comment donc ce jeune pilote talentueux a-t-il pu partir à la faute sur une portion de circuit pourtant anodine, juste avant la ligne d’arrivée ? Parmi les pilotes et les organisateurs, les avis sont nombreux et parfois divergent. La chute est en effet intervenue à cause d’une vitesse excessive au moment d’attaquer une petite bosse d’à peine cinquante centimètres, un petit obstacle que les motards appellent un « whoops ». Y a-t-il eu une prise de risque trop grande du pilote ? Était-il informé de la présence de ces obstacles ? Des bosses avaient-elles lieu d’être placées à cet endroit ?
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Benjamin Schots à la course Rond'Europe 2007 de Fort-Mahon
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PHOTO MAX ROSEREAU
Benjamin Schots est un habitué des courses sur sable lors desquelles il se bat parmi les meilleurs. Comment donc ce jeune pilote talentueux a-t-il pu partir à la faute sur une portion de circuit pourtant anodine, juste avant la ligne d’arrivée ? Parmi les pilotes et les organisateurs, les avis sont nombreux et parfois divergent. La chute est en effet intervenue à cause d’une vitesse excessive au moment d’attaquer une petite bosse d’à peine cinquante centimètres, un petit obstacle que les motards appellent un « whoops ». Y a-t-il eu une prise de risque trop grande du pilote ? Était-il informé de la présence de ces obstacles ? Des bosses avaient-elles lieu d’être placées à cet endroit ?
« Les bosses existent depuis des années devant la ligne d’arrivée, les pilotes les connaissent. Au départ, elles avaient été faites pour ralentir les concurrents à l’époque où le pointage était manuel, elles sont refaites chaque année depuis », explique Jean-René Delcroix, le directeur des services techniques de la ville du Touquet. Benjamin Schots aurait donc dû être au courant qu’il fallait ralentir avant de passer sur la ligne pour entamer son deuxième tour de course.
Les bosses ajoutées dans la nuit
Mais peut-être a-t-il été induit en erreur lors de la reconnaissance du circuit. Les bosses n’ont en effet été modelées que quelques heures avant l’épreuve, la veille, elles n’y étaient pas. « Après la course des quads, on refait entièrement la piste dans la nuit du samedi au dimanche », précise-t-on du côté des services techniques.
Yves Deudon, pilote chevronné de 34 ans, deuxième de l’épreuve en 2007, a justement fait sa reconnaissance du terrain dimanche matin. « Je peux vous dire qu’à part un autre pilote, Pierrick Paget, je n’y ai croisé personne. Et ils étaient justement en train de rajouter des bosses un peu partout , se souvient-il. En voyant la chute, pour moi, c’est clair qu’il n’a pas vu l’obstacle, ou l’avait en tout cas oublié », explique-t-il.
Anthony Jahnichen, 22 ans, était sur la grille de départ juste à côté de Benjamin Schots, son copain du Moto-club de Gouy-en-Artois. « Je suis sûr qu’il savait qu’il y avait ces bosses près de la ligne, mais il a peut-être mal jugé la distance. “Ben” voulait faire un coup d’éclat au Touquet, il s’était préparé à fond mais il n’est pas du genre à prendre des risques inconsidérés. Je ne sais pas si là il est allé à fond, mais dès les premiers tours, les gars sautaient comme des fous de partout et lui était très bien parti. » Pour Anthony Jahnichen, il y avait aussi des obstacles bien plus dangereux : « Il y avait trois petits sauts dans la ligne droite. On les prenait à 150 km/h, c’était limite limite. » Dans les sports mécaniques, le risque zéro n’existe pas. Le terrible accident de Benjamin Schots filmé en direct à la télévision devra néanmoins être analysé avec la plus grande attention par les organisateurs de l’Enduropale. Au lendemain de la course, nombreux sont ceux qui s’interrogeaient sur l’absence d’un expert validant le circuit. « En championnat de France de supercross, il y a quelqu’un qui valide les bosses et leur degré d’appel, car cela peut tout changer », explique Yves Deudon.
Les pilotes ont aussi la ferme intention de prendre totalement sous leur coupe la préparation d’un circuit que même Yves Demaria, triple champion du monde de motocross et accidenté au même endroit que Benjamin Schots dimanche, juge trop rapide et trop dangereux.














