La Voix du Nord - 10/09/2006 |
![]() |
Une semaine avant un duel somptueux qui l’opposera de nouveau au champion du monde Tom Boonen, dimanche prochain sur les routes d’Isbergues, Robbie McEwen, vainqueur l’an dernier du Grand Prix de Fourmies - « La Voix du Nord », envisage sereinement le doublé cet après-midi.Trois victoires d’étapes au « Giro » puis au Tour de France (onze succès au total cette saison) et plus rien jusqu’à hier après-midi à Bruxelles
Au-delà d’un mois de septembre qui lui offre encore de belles opportunités, c’est le Mondial (le 25 septembre à Salzbourg) et la succession de son grand rival belge qui se profilent pour cet acrobate prompt à se glisser dans un trou de souris malgré son petit gabarit.
En dépit d’un circuit autrichien qu’on présente comme plus exigeant qu’il ne le paraît, McEwen rêve d’endosser le maillot arc-en-ciel auquel il porte davantage de crédit que les deux maillots verts glanés sur le Tour de France (2003 et 2006) ou celui de champion d’Australie (2002 et 2005) avec lequel il avait triomphé dans le Nord.
Décousu
« Je suis à point, estimait-il hier matin avant le départ de Paris - Bruxelles. Avec Fourmies, le Grand Prix de Wallonie (mercredi) et Isbergues, j’ai encore trois courses pour être au top. Je ne me suis pas préoccupé de Boonen pendant la "Vuelta". Je n’étais pas à son niveau au Tour de Suisse mais je l’ai quand même battu deux fois
– et de façon magistrale – au Tour de France. » Sans complexe, comme d’habitude...
Quatrième à Fourmies en 2005, le Français Anthony Ravard (Bouygues-Telecom), qui éprou- ve cette année quelques difficultés à confirmer une prometteuse entame chez les pros, sait qu’il lui faudra tenir au moins la roue de l’Australien pour rééditer sa performance « où faire mieux que l’an passé en montant sur le podium »
.
Au repos depuis le Tour du Bénélux, l’équipier de Laurent Lefèvre et d’Olivier Bonnaire ne s’attend pourtant pas à ce que le peloton (dont l’allure sera sans doute guidée par les hommes de McEwen) déroule le tapis rouge pour les sprinteurs.
« La fatigue peut empêcher certaines équipes de prendre complètement la course en main, estime encore Ravard. Et la proximité du championnat du monde peut aussi inciter des coureurs à se mettre en valeur. Cette période nous offre souvent des courses décousues. Il faudra en profiter. »
C’est également ce que pense David Boucher (Unibet.com). Le Nordiste, qui a signé cette semaine un contrat de deux saisons en faveur de la formation belge Landbouwkrediet, relève une particularité du tracé fourmisien : « C’est l’une des rares épreuves qui permet aux hommes forts de creuser un petit écart sur le circuit final. » Il espère en faire partie. Le Wallon Philippe Gilbert (Française des Jeux) ou l’Espagnol Igor Astarloa (Barloworld) aussi.















