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La Voix des Sports - 11/09/2006
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Parisien et un Breton comme à la maison
Grand Prix de Fourmies - La Voix du Nord
 Pétilleau et Parisien: deux animateurs en Nord. L’air de la région les inspire. Stéphane Pétilleau (Jean Floc’h) et François Parisien (Tiia-Cref) ont animé la principale échappée du jour.
Le Breton, deuxième de l’étape des pavés jugée au Cateau-Cambrésis et du classement général des 4 Jours de Dunkerque, ancien pensionnaire du VC Roubaix et entraîné par Cyrille Guimard, a retrouvé l’envie de revenir voir ce qui se passe sur le devant de la course. Pas évident après une lourde intervention chirurgicale provoquée par une occlusion intestinale. Deux mois et demi d’inactivité forcée, puis une rentrée programmée au Tour du Poitou-Charentes (le 26  août) suivie de deux remises en jambes à la Polylyonnaise et au GP de Fougères. Sans coup d’éclat. Logiquement.
Pétilleau (35 ans) a donc patienté jusqu’au rendez-vous fourmisien pour se distinguer en compagnie de Parisien. Gros animateur et quatrième du dernier Grand Prix de Lillers, le Canadien (24 ans) et son compagnon expérimenté se sont d’abord glissés dans un groupe de 27 éléments (avec notamment Pellizzoti, Albasini, Gilbert - déjà ! -, Van Summeren, Kroon, Casar et Mercado) parti à la faveur d’une première bordure (km 36). Ils ont insisté lorsque le peloton, pointé à une trentaine de secondes, s’apprêtait à avaler les fuyards (km 67). En route pour l’aventure. Et haut les coeurs !
« Le temps a passé relativement vite car nous avons discuté en roulant », explique l’ancien lauréat du Grand Prix de Bellignies sous les couleurs roubaisiennes. « Nous nous sommes dit qu’il fallait gérer nos efforts. Malheureusement, nous avons vite pris beaucoup d’avance. Nous aurions pu aller au bout si l’échappée avait compté deux hommes en plus. À deux, les relais reviennent bien plus rapidement !
 » La manoeuvre a duré pendant une centaine de bornes. Le temps de compter jusqu’à onze minutes d’avance au ravitaillement de Sars-Poteries et de résister le mieux possible au retour d’un peloton emmené par les équipiers de McEwen. « Nous ne nous en sommes pas trop mal tirés », constate Parisien qui avait déjà eu l’occasion d’apprécier les qualités de son compagnon lorsqu’il avait débarqué au club de Pontivy (Bretagne), au début de sa carrière chez les amateurs. « C’est un coureur agressif comme moi, rappelle le Québecquois qui a encore trouvé suffisamment de forces pour accompagner provisoirement l’accélération de Gilbert dans le dernier tour du circuit fourmisien.
« J’apprends en observant des sportifs comme lui. Il donne le maximum pour son métier et suivre leur exemple finira bien par payer. Même si je n’ai pas été récompensé, je n’ai pas eu l’impression de perdre ma journée », explique-t-il.

Frédéric RETSIN
Photo Patrick DELECROIX

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