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La Voix des Sports - 11/09/2006
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McEwen et les Lotto, battus du jour
Evidemment déçus, mais pas abattus. Pas facile de concéder une défaite quand on est grandissimes favoris avec l’un des deux meilleurs sprinters de la planète et la plus belle équipe du plateau pour l’y amener.

Mais Herman Frison, directeur sportif de l’équipe Lotto Davitamon, est très philosophe au sujet de la quatrième place de Robbie McEwen, lauréat du GPF l’an dernier : « On ne peut pas toujours gagner. Hier (samedi), Robbie s’est imposé à Paris-Bruxelles, mais aujourd’hui la configuration était différente. En tant que favoris, c’était à nous de rouler quand les deux échappés sont partis. J’ai dit à mes hommes de rester tranquilles, qu’on reviendrait sur eux dans les deux derniers tours. » Ce qui s’est passé. «évidemment quand Gilbert est ensuite parti avec un petit groupe, il me manquait un coureur frais pour y aller. On n’était que six ! » On n’a effectivement pas vu de Lotto dans les derniers kilomètres pour opérer la jonction avec les trois échappés.

En revanche, les spectateurs amassés derrière l’écran géant ou au bord de la route ont pu constater l’effort notoire des CSC, autre grosse écurie, pour revenir sur Gilbert, Palomares et Albasini dans les derniers kilomètres. « Mais c’était trop tard », confiait Jacob Piil, le leader.
« Que pensez-vous de cette journée ? » « La merde, pestait encore le Danois. La course n’a pas été assez dure. Lotto a tenté de contrôler et a laissé Pétilleau et Parisien prendre jusqu’à onze minutes avant de les reprendre dans les deux derniers tours. Alors, Gilbert est parti à un moment qui nous a échappé. » Scott Sunderland, directeur sportif de l’équipe danoise, et vainqueur en 2001 de l’épreuve, ne disait pas autre chose : « L’échappée a duré trop longtemps ». Avant de rendre hommage au vainqueur et de confier qu’il mise beaucoup sur les championnats du monde en Autriche, avec Piil ou Schleck.

Chez Barloworld, on se voulait plus fataliste. Igor Astarloa n’était pas au top et il le reconnaissait. « Déjà le début de course était dur pour moi. À la fin, on avait décidé de rouler pour Degano, notre sprinter. » Fatigué, le coureur espagnol disputait à Fourmies sa dernière course de la saison. Demain, il se fera enlever des plaques posées l’an dernier suite à une fracture du bras. Puis vamos à la playa.
Finalement, parmi les battus, seul Liguigas gardait le sourire. Il faut dire que le Suisse Albasini avait fini troisième. « Seul regret, confiait Mario Chiesa, le directeur sportif, c’est que Gilbert a sauté Michael, alors qu’il était derrière lui. Comme il était cuit, il n’a pas pu le suivre, mais s’ils étaient arrivés à deux, on ne sait pas… »

Laurent DECOTTE

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