PHOTOS DIDIER CRASNAULT
C’est aussi à ces détails qu’on mesure le chemin parcouru. La salle de Fort Minique, où le Hainaut a élu résidence depuis la saison dernière, n’aura plus tout à fait la même allure, mercredi, pour le premier match à domicile contre Le Cannet - Rocheville. Joueuses et entraîneurs se retrouveront au pied des gradins, encadrés par une tribune réservée aux abonnés et une autre aux membres du club. Leur feront face, de l’autre côté du terrain, cent chaises destinées au VIP qui disposeront de leur propre buvette (payante)… Fort d’une première année d’expérience en Pro féminine, le président Jacques Delbreil a lui aussi beaucoup appris et tiré un certain nombre d’enseignements.
À commencer par cette impérieuse nécessité pour un club tel que le Hainaut, plus petit budget de la ligue 2006-07 avec ses 335 000 E (265 000 E la saison dernière) : il n’existe pas d’autre issue que de jouer serré. Le club a fait une croix sur des postes visibles ailleurs, comme ceux de manageur général ou d’entraîneur adjoint. En arrivant dans le Hainaut, Ion Dobre, l’entraîneur roumain, a appris à faire avec les moyens du bord. À accomplir des miracles avec des bouts de ficelle. L’an passé, à la même époque, on ne donnait pas cher des chances du club à survivre à ce niveau, ce que semblèrent confirmer des débuts calamiteux (six défaites lors des six premières journées). Et puis le miracle s’accomplit, favorisé à la fois par les progrès collectifs de l’équipe et l’arrivée de Mariya Filipova au poste de libéro.
Le vrai-faux départ des Camerounaises
Aujourd’hui, le Hainaut a l’ambition qui le démange. Dans un championnat ouvert à treize équipes, l’ex-promu n’entend pas lâcher sa place parmi les huit premiers. Pour cela, l’équipe a été renouvelée à 50 %, et si elle a perdu au passage des joueuses majeures comme Merima Pozegic et Mariya Filipova, elle espère aussi avoir fait de bonnes pioches avec la Finlandaise Hanna-Mari Arminen au poste de libéro, la Camerounaise Rose Mbenga Eyango, la passeuse australienne Lauren Bertolacci, la Bélarusse Katsiaryna Pazniak et le duo de Serbes Ivana Stolic et Nena Stankovic. Au-delà du talent individuel, « ma philosophie, c’est de faire en sorte que chaque joueuse puisse s’exprimer au mieux à son poste pour le bien de l’équipe », rappelle Ion Dobre. Si le vrai-faux départ des Camerounaises, qui alimenta la chronique de septembre, ne semble pas avoir perturbé le groupe, il a quand même laissé des traces : Rose Mbenga-Eyango ne sera pas qualifiée avant le troisième match et la capitaine Ruth Diboué ne reviendra des championnats du monde au Japon qu’en novembre. Ajoutées à la blessure de Nena Stankovic (déchirure abdominale), ces absences ne faciliteront pas l’entame. À Istres, dès ce soir, il faudra serrer les rangs !
ISTRES - HAINAUT : ce soir, à 20 h.
– ISTRES : 1. Oulmou (Alg.) ; 2. Paofaï-Vaki ; 3. Dyanova (Bul.) ; 4. Gustave Dit Duflo ; 5. Valérin ; 6. Hejjas (Hon.) ; 7. Vasin (SeM) ; 8. Saffaro ; 9. Ion (Rou.) ; 10. Alteirac ; 11. Embry ; 12. Noll (E-U). Entraîneur : Frédéric Guérin.
– HAINAUT : 1. Arminen (Fin.) ; 3. Svarcova (Tch) ; 5. Antal (Rou) ; 6. Bertolacci (Aus.) ; 7. Audoynaud ; 8. Chevalier ; 10. Petkovic ; 11. Pazniak (Bél.) ; 14. Stolic (SeM). Entraîneur : Ion Dobre.















