La Voix des Sports - 18/08/2008 |
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PEKIN (envoyé spécial). – Ramener entre trente-cinq et quarante médailles et finir au septième rang des nations au classement des médailles, tels étaient les souhaits formulés avant ces Jeux par le secrétaire d’État aux sports Bernard Laporte et le responsable de la préparation olympique, Fabien Canu.
A l’entame de la deuxième semaine et avec déjà vingt-cinq médailles au compteur, le premier objectif semble réalisable. Pour le second, il faudra, en revanche, que la Marseillaise soit un peu plus à la mode que lors de la première partie de la compétition puisque seules quatre médailles d’or, avec celle décrochée, hier midi, par l’équipe de sabre masculine, sont tombées, pour le moment, dans l’escarcelle tricolore. Actuellement onzième au classement des médailles en raison de ce déficit d’or, la France est, en réalité, la cinquième nation à avoir décroché le plus de médailles, loin derrière les États-Unis (65) et la Chine (61) mais largement devant l’Espagne, qui ne compte que six récompenses, ou nos voisins belges, toujours en quête d’un premier podium.
La France possède-t-elle suffisamment de chercheurs d’or dans les disciplines encore en cours ou qui n’ont pas débuté, pour grimper dans la hiérarchie d’ici la fin des Jeux ? Le duo Colin et Carré en kayak biplace, l’équipe masculine de handball, la pentathlète Amélie Cazé, le marcheur Yohann Diniz, le vététiste Julien Absalon, sa camarade du BMX, Anne-Caroline Chausson, les navigateurs du Star Xavier Rohart et Pascal Rambeau ou encore les représentants du taekwondo Gwladys Epangue et Mickaël Borot, voire le spécialiste du demi-fond Mehdi Baala ont indéniablement le profil, ce qui représente une bonne dizaine de chances, mais l’on sait, par habitude, qu’il y aura forcément du déchet dans le lot.
Et la tendance de la première semaine de compétition est, d’ailleurs, plutôt aux bonnes surprises qu’aux véritables confirmations. Parmi les grandes stars françaises attendues, seuls le nageur Alain Bernard, l’haltérophile Vencelas Dabaya et les équipes masculines d’escrime (épée et sabre) ont vraiment tenu leur rang. Certains, comme les judokas Teddy Riner et Lucie Décosse, respectivement médaillés de bronze et d’argent, ou le kayakiste, Fabien Lefevre, vice-champion olympique en K1 slalom, étaient attendus encore plus haut, mais ils ont tout de même limité la casse. D’autres, en revanche, ont déçu, en quittant l’aventure prématurément. On pense aux deux de couple Macquet-Hardy en aviron, aux judokates Gevrise Emane, Anne-Sophie Mondière et Frédérique Jossinet, à l’épéiste Laura Flessel, au céiste Tony Estanguet voire à Laure Manaudou, même si de nombreux indicateurs laissaient penser depuis plusieurs mois que l’héroïne des Jeux d’Athènes aurait bien du mal à rester sur son piédestal à Pékin.
Fort heureusement des médailles inattendues ont été récoltées, à commencer par l’or du lutteur Steeve Guenot et le bronze pour son frère, avec aussi le quatre de pointe en aviron, le judoka Benjamin Darbelet, le tireur Anthony Terras, les archères, et sans oublier l’exploit du gymnaste Benoît Caranobe. Nul doute que d’autres champions plus méconnus sauront encore tirer leur épingle du jeu au cours de la semaine pour permettre à l’équipe de France de quitter Pékin avec le sentiment du devoir bien accompli.













