La Voix des Sports - 18/08/2008 |
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Avec six médailles au compteur, l’équipe de France de natation a rempli le contrat fixé par le DTN Claude Fauquet. Six médailles au moment où tous les records du monde ou presque tombent, c’est une énorme performance. Et une performance totalement… masculine.
A Melbourne, en 2007, au moment de tirer le bilan de Mondiaux qui avaient mis la France dans le Top 5 mondial, Claude Fauquet avait félicité les filles et piqué les garçons : «Les filles sont plus mûres. On sait que nous avons une génération superbe chez les garçons mais ils sont encore jeunes dans leur tête. Les jeux sont dans un an et demi, il faudra vite grandir. » Le message a été entendu. Et en une année, la bascule a été faite. Les 6 médailles bleues viennent toutes des garçons !
Les mâles dominent !
Un champion olympique (Alain Bernard, 100 m nl), des vice-champions olympiques (relais 4x100 nl, Amaury Leveaux sur 50m), des médailles de bronze (deux pour Hugues Duboscq sur 100 et 200 m brasse, une sur 50m pour Alain Bernard), les garçons de l’équipe de France n’ont pas fait dans la dentelle.
Ils ont tout simplement mené la natation française à son sommet. On retiendra bien sûr la victoire de Bernard dans l’épreuve reine. L’Antibois a su répondre présent après sa déception du relais et la perte de son record du monde. Chapeau !
Mention particulière à Amaury Leveaux, qui concrétise enfin toutes les promesses entrevues même s’il a bien failli ne pas voir la finale du 50m du fait de sa nonchalance. Néanmoins, l’Alsacien a fait son entrée chez les ténors du sprint.
Le Nordiste Fabien Gilot, argenté avec le relais, n’a pas su aller plus vite en individuel. Dommage, au niveau de son record personnel, il entrait en finale. On le reverra très vite. Nul doute que les Mondiaux de Rome sont déjà dans sa tête.
Hugues Duboscq, enfin, après deux années difficiles, est redevenu le grand brasseur qu’il était. Ses deux médailles de bronze ont valeur de symbole pour tous les Bleus !
Féminines : un seul être vous manque
Si les jeunes (Balmy, Cyrielle-Etienne, Castel) ont montré de belles promesses, les valeurs sûres ont déçu à l’exception d’Aurore Mongel. Mais le niveau était si dense. Une page semble se tourner chez les filles avec l’arrivée d’une génération et le départ d’une autre (Popchanka, Metella).
Bien sûr, avec une Laure Manaudou en forme, le bilan féminin (et global) aurait été tout autre. Mais ces Jeux n’étaient pas ceux de Laure Manaudou. La championne a annoncé son envie de faire un long break mais aussi son désir d’aller aux Jeux 2012. Allez comprendre… Surtout, son entourage a levé le voile sur un mot tabou depuis les France de Dunkerque : dépression nerveuse. « On a tous voulu voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide », a également conclu son coach Lionel Horter. A entendre, les petites phrases que se lancent Lionel Horter et Philippe Lucas par presse interposée, on imagine que le bal des responsabilités ne fait que commencer. Et Laure Manaudou dans tout ça ? On lui souhaite beaucoup de courage. Elle peut aussi être fière de ces Jeux car c’est bien son exemple qui a inspiré toutes ces nouvelles médailles bleues.













