La Voix des Sports - 21/08/2008 |
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L’aventure des « Bleus » commence vraiment maintenant
Qualifiés pour les demi-finales, après avoir bien maîtrisé la Russie (27-24), les hommes de Claude Onesta ont vite rappelé qu’ils ne seraient satisfaits qu’une fois l’or autour du cou.
Les « Bleus » ont pris leur revanche d’Athènes. Défaits par les Russes au même stade de la compétition, il y a quatre ans, ils n’ont cette fois pas laissé filer un match qu’ils ont dominé de bout en bout, ne se faisant qu’une petite frayeur en milieu de seconde période quand l’écart tomba de + 6 (21-15, 44e) à + 1 (22-21, 50e). Les voilà donc en demi-finale, où un beau défi les attend face à la Croatie, qu’ils ont battue (23-19) en phase de poule.
« J’ai le sentiment d’un match abouti, confia l’entraîneur tricolore Claude Onesta. Le rapport de force a progressivement basculé en notre faveur en première période, puis il a fallu gérer. Les Russes ont jeté toutes leurs forces en milieu de seconde période. C’était un moment où il ne fallait pas s’affoler. Le premier cap est passé. »
Pour les Français, se hisser en demi-finale constitue en effet à peine l’objectif minimum. « On a géré ce quart de finale comme il le fallait, mais il reste encore deux matchs à gagner pour atteindre notre véritable but », confirme Thierry Omeyer, dont les multiples arrêts ont permis aux « Bleus » de faire une première différence après le quart d’heure de jeu (7-6, 15e ; 10-7, 21e ; 13-8, 27 e).
Les Français ont ainsi toujours mené au score grâce à la qualité de leur repli défensif, qui n’a jamais permis aux Russes de développer de contre-attaques rapides, mais aussi à l’inspiration de Luc Abalo, efficace même dans les angles les plus improbables.
Soutenus par une importante délégation, composée notamment de Jérôme Fernandez, plâtré, et de membres de l’équipe féminine dont Véronique Pequeux-Rolland et Stéphanie Cano, les Français n’ont donc eu peur que quelques minutes. Le temps pour Daniel Narcisse, grand bonhomme de ce match, de sortir deux éclairs en forme de bouffée d’oxygène (24-21, 51e).
« Il fallait prendre ses responsabilités, personne ne pouvait se cacher, mais l’important c’est la cohésion dont a fait preuve l’équipe », confia l’intéressé avec humilité.
La belle aventure commence vraiment maintenant. À eux de faire en sorte qu’elle s’achève en apothéose.
FRANCE - RUSSIE : 27-24 (13-10).
– France : Narcisse 9, Abalo 7, B. Gille 4, Girault 4, Karabatic 2, G. Gille 1.














