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La Voix des Sports - 25/08/2008
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Les « Experts » ont rendu un rapport sans failles
Handball

 Jackson Richardson le «Barjot», aussi ému que les Experts : c’est tout le hand français qui a triomphé ! Pékin (envoyé spécial). – Les « Barjots », médaillés de bronze à Barcelone en 1992, resteront, sans aucun doute, dans la mémoire du sport français, mais ils devront, désormais vivre dans l’ombre des « Experts », sacrés hier à Pékin, au terme d’un tournoi olympique qu’ils ont maîtrisé de bout en bout.

 

Soutenue par quasiment tout ce que le village olympique comportait encore d’athlètes tricolores, la bande à Claude Onesta n’a pas tremblé face à l’Islande (28-23) au moment de mettre la touche finale sur un chantier entamé depuis de nombreuses années.

 


Pour Olivier Girault, Jérôme Fernandez, Thierry Omeyer, Daniel Narcisse, Didier Dinart, Joël Abati et les frères Gille, ce sacre olympique constituait, en effet, le seul titre majeur manquant à leur palmarès, puisqu’ils avaient déjà été champions du monde en 2001 et champion d’Europe en 2006.

 


Cette médaille d’or, la première du handball français, la troisième d’un sport collectif après le water-polo en 1924 et le football en 1984, Nikola Karabatic et ses partenaires sont allés la chercher dès les premiers instants de la rencontre : « Nous avons réussi une très belle performance durant les vingt premières minutes en les empêchant de dérouler leur jeu rapide en contre-attaque, se réjouissait l’entraîneur tricolore Claude Onesta. Les Islandais ont eu du mal à marquer et très vite l’écart s’est fait. Il fallait les faire descendre de leur nuage, éviter qu’ils deviennent euphoriques comme ils l’avaient été contre l’Espagne en demi-finale. »

 

Écoeurés par un Thierry Omeyer des grands soirs, les Islandais comptaient, ainsi, déjà cinq longueurs de retard après le quart d’heure de jeu (10-5, 18e ). Un handicap qu’ils ne parvinrent jamais à réduire.

 


Comme tout champion qui se respecte, Nikola Karabatic a, lui, attendu la finale pour livrer sa meilleure partition, régalant ses partenaires par ses somptueuses offrandes et se chargeant lui même de jouer les artificiers de service (huit buts à son compteur personnel).

 


Après dix minutes de jeu en seconde période, l’écart grimpa même jusqu’à +9 (21-12), avant de redescendre progressivement pour se stabiliser à + 6 (26-20, 55e puis 28-22, 58e). Vigilants tout au long de la seconde période, les Français commencèrent alors à laisser éclater leur joie durant la dernière minute Tout le banc chantait, dansait et se congratulait en attendant l’explosion de joie collective du coup de sifflet final.


Pendant de longues minutes, les Français fêtèrent leur succès, tantôt avec le public, tantôt avec les autres sportifs français, mais aussi tout simplement entre eux. Pour tout ce qu’il a apporté à la discipline, Jackson Richardson, ému, fut porté en triomphe par les héros du jour. Histoire de lui faire partager un petit bout de ce titre olympique qu’il aurait tant mérité, lui aussi, de décrocher au cours de sa carrière.

David DELPORTE

 

Photo AFP

FRANCE - ISLANDE : 28-23 (15-10).
Karabatic 8, B. Gille 5, Abalo 4, Burdet 4, Guigou 3, Narcisse 2, Girault 1, Abati 1.



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