La Voix des Sports - 30/07/2007 |
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Sedan redescendu en Ligue 2, Grégory Pujol n’a pas tardé à rebondir à Valenciennes, dans un club qui lui ressemble, et dont il apprécie les valeurs.
– Qu’est-ce qui vous a décidé à signer au VAFC ?
« Le coach Kombouaré y est pour quelque chose. Je sortais d’une belle saison personnellement, même si collectivement ç’a été autre chose. J’avais dit à Sedan que je partirais si j’avais une belle proposition pour continuer l’aventure en Ligue 1. Tout le monde est tombé d’accord. J’ai eu des touches avec d’autres clubs, mais aucun n’a fait de proposition concrète. VA a été le seul à pousser plus loin la discussion. »
– Quelle image vous aviez de Valenciennes avant de venir ?
« C’est une belle équipe. Des valeurs qui sont à peu près les mêmes qu’à Sedan. C’est une équipe jeune, motivée. J’ai suivi un peu leur parcours l’an passé parce qu’ils voulaient que je vienne en début de saison. »
– Vous êtes deux anciens Sedanais, avec David Ducourtioux, vous vous êtes concertés pour venir ?
« On en a parlé, une fois que les choses étaient bien avancées. Je devais être sur le point de signer quand on en a bien discuté. Après, j’étais content qu’on se retrouve. »
– Avez-vous trouvé beaucoup de changements au niveau de l’ambiance de groupe ?
« Au niveau ambiance, vie du groupe, c’est un peu la même chose. C’est un club convivial, familial. J’aime bien ce genre d’ambiance. C’était un peu le cas quand j’étais à Nantes. »
– Un FC Nantes en souffrance, ça doit vous chagriner...
« J’ai gardé quelques contacts avec des joueurs qui ont été formés là-bas (Da Rocha, Savinaud, Guillon…). J’y ai fait pas mal de saisons et ça fait mal au coeur de voir le club comme ça. Mais les problèmes datent depuis longtemps. »
– A VA, avez-vous trouvé l’intégration facile ?
« Oui, et le groupe y est pour beaucoup. Il y a une très bonne ambiance. Il n’y a pas de clan, tout le monde s’accepte et accepte les recrues. Ils aident les nouveaux à s’acclimater et nous aussi on essaie d’aller vers les gens. Ça s’est vraiment très très bien passé pour moi et pour les autres. »
– Il y a eu aussi du renouvellement devant, comment fonctionnez-vous avec Steve Savidan et Johan Audel ?
« Au niveau des stats, pour le moment c’est pas mal (NDRL : 2 buts chacun). Après, c’est vrai qu’il y a une belle complicité entre nous, que ce soit moi avec Steve ou Johan ou entre Steve et Johan. On essaie même d’aller un peu plus loin, on essaie de travailler ça. Il y a quelques beaux mouvements. Mais on se connaît encore à peine et on essaie de s’améliorer à l’entraînement. C’est intéressant, ça peut permettre au groupe d’avancer. Trop d’individualités, ça ne va pas. Il faut penser au groupe, et c’est ma philosophie aussi. »
– C’est comme ça que vous voyez le travail de l’attaquant ?
« On joue à deux attaquants, le coach demande à ce qu’on participe au jeu, à ce qu’on soit présent devant le but. C’est ce que j’aime, c’est ce que je fais. J’ai été formé à Nantes et pour moi, le collectif primera toujours sur moi. Si le groupe ne va pas, je ne vais pas. J’essaie de faire jouer mes coéquipiers. Et ce qui me manquait à Nantes et que je retrouve, c’est d’être un peu plus présent devant le but. Pas encore assez, mais ça viendra. »
– Mais c’est votre rôle de marquer… « J’étais buteur à Sedan, parce que j’ai mis dix buts, mais je ne l’ai pas trop été à Nantes. A Anderlecht, sur le peu de matches que j’ai fait, je l’ai été aussi. Si peux participer et faire gagner mon équipe par n’importe quel moyen, ça me va. »
– Mais quand vous marquez, c’est une dose de confiance supplémentaire… « Pour un attaquant oui, en plus si c’est un but décisif, c’est encore plus important. Mais si ce n’est pas moi qui marque et que l’équipe gagne, ça va. Du moment que j’ai fait un bon match et que je me suis défoncé et tout donné, je suis satisfait. »
– Est-ce que la préparation avec Valenciennes vous a surpris ?
« Ça m’a changé un petit peu. On a bien bossé. Là, on arrive à un point où on est tous à plat et il faut recharger les batteries. Ca a commencé au stage au Touquet et ça continue toute la semaine pour être au top pour le match de samedi prochain. Mais c’est vrai que ça m’a changé par rapport à Sedan, on a plus travaillé. Mais je n’ai pas la prétention de pouvoir juger en début de saison, sur la préparation, les choses qui ne vont pas et qui peuvent mettre l’équipe en difficulté ensuite. Une saison est longue. Il y a eu deux préparations différentes et on ne peut pas juger laquelle est la meilleure, ça dépend du groupe aussi. »
– Vous jouez de nouveau dans une équipe qui dispute le maintien, c’est un challenge difficile ?
« C’est vrai que ce n’est pas évident. J’aurais pu aller dans un club un peu plus haut, mais moi le challenge m’intéresse, l’équipe me plaît, le staff me plaît. On aura de la pression, parce qu’on est en Ligue 1. Si on est mal classé, on en a toujours un peu plus. Mais là, on part à égalité avec tout le monde et il faut faire le meilleur départ possible parce qu’on a un gros mois d’août. Après, on peut être amené à faire de belles choses. »
– Quels objectifs vous êtes-vous fixés ?
« Faire mieux que la saison dernière. Mon objectif personnel, ça va être le maintien et quinze buts. »














