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La Voix du Nord - 26/06/2007
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Sablé : « Le coach a été très persuasif »

 Julien Sablé a tourné sans regrets la page stéphanoise et répondu favorablement à l’appel de Guy Roux. Belle gueule taillée à la serpe, fort accent du Sud, l’ancien Stéphanois Julien Sablé a effectué ses premiers pas à La Gaillette, hier, lors de la reprise, partagé entre impatience et découverte. Il ne lui avait fallu que quarante-huit heures et quelques échanges avec Guy Roux pour sauter sur le challenge lensois.


C’est aussi ça, l’effet Guy Roux. Un temps séduit par l’OM, mais barré par Benoît Cheyrou, Julien Sablé n’a pas, ou très peu, hésité à s’engager à Lens, où un contrat de quatre ans lui tendait les bras. La perspective de travailler avec l’ex-technicien symbole de l’AJA l’a visiblement emballé. «  Cela s’est fait très vite, il ne m’a fallu que quarante-huit heures pour me décider. Il faut dire que le coach a été très persuasif. Je l’ai eu au téléphone et en cinq minutes il m’a résumé toute ma carrière. On voyait qu’il connaissait bien le dossier. J’avais besoin de franchir un palier, alors j’ai foncé. »



En rupture à l’ASSE

Guy Roux reconnaît que, comme pour Akalé, il avait « ardemment souhaité » la venue de Sablé. « Je le connais depuis les jeunes, notamment parce qu’il était souvent en concurrence à son poste avec de jeunes Auxerrois comme Sirieix. Et puis je l’ai souvent observé lors de mes activités de consultant télé », a précisé le technicien, dont l’oeil reste averti et très entraîné.


Voilà comment douze années biberonnées par la fièvre verte ont laissé place à un nouveau chapitre en sang et or. À 27 ans, le capitaine de l’ASSE, en difficulté dans le vestiaire et en rupture avec le très complexe organigramme stéphanois, a décidé de voir autre chose. Avec philosophie, il constate que, parfois, les couples qui durent finissent par s’oublier… « Quand on reste très longtemps dans un club, on fait un peu partie des meubles. À la fin, on ne voit plus ce que vous apportez au quotidien. » Pour la première fois de sa carrière pro, il enfilera une autre tunique que celle des Verts. « Il était temps que je découvre les dessous d’un transfert, plaisante-t-il. À mon âge, c’est une bonne expérience. En tout cas, je n’arrive pas en terrain conquis, mais au con- traire avec beaucoup de respect. »

Meneur et gagneur

En signant à Lens, Sablé ne bouscule pas ses repères : même ferveur populaire, même attachement au maillot et… même chaîne de télévision, Onzeo.
Les responsabilités qu’il abandonne en route, notamment le brassard, trouveront un prolongement dans son caractère. Le Racing a d’ailleurs misé sur ses qualités de meneur et son sens du combat au moment de déterminer le profil idéal pour pallier le très probable départ, à terme, de Seydou Keita.


« La concurrence ne m’effraie pas, on vit avec depuis le centre de formation. Je souhaite juste être moi-même sans me poser de questions. Mais je reste un gagneur… Et puis les gens m’ont très bien accueilli, j’ai visité les installations de La Gaillette, c’est impressionnant… C’est un outil formidable, on sent que ça a été réfléchi. Ça me change de Saint-Étienne. Maintenant, je suis impatient de revêtir le maillot sang et or et de jouer à Bollaert. » La page stéphanoise définitivement tournée, Julien Sablé s’est plongé la tête la première dans le défi lensois. Le deuxième de sa carrière mais pas le moindre. •  

ANTOINE PLACER

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