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La Voix du Nord - 28/06/2007
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LENS Quand on reparle de l’âge de Guy Roux…
 Trop vieux Guy Roux? Le nouvel entraîneur lensois entend bien faire valoir son droit. PHOTO PASCAL GÉRARD Quarante-huit heures après le retour aux affaires de Guy Roux, la commission juridique de la Ligue a décidé de ne pas homologuer son contrat, au motif qu’il « a dépassé l’âge limite (65 ans) défini par la charte du football professionnel ». Sûr de son bon droit, le nouvel entraîneur lensois est déjà prêt à saisir le CNOSF.

PAR OLIVIER ROUSIES

sports@lavoixdunord.fr

Un entraîneur de football peut-il encore s’asseoir sur un banc de L1 ou de L2 au-delà de 65 ans ? Depuis la nomination de Guy Roux âgé de 68 ans, à la tête du RC Lens, il y a trois semaines, la question agite de nouveau le petit monde du foot professionnel. C’est l’UNECATEF, par la voix de son président, Joël Muller, qui s’était émue la première de l’âge avancé du nouveau capitaine, s’étonnant que Guy Roux puisse aller à l’encontre d’un règlement qu’il avait lui-même voté du temps où il était à sa place, et rappelant qu’il y avait de nombreux jeunes éducateurs en âge d’entraîner qui étaient sur le carreau.


C’est sur ce point de règlement de la charte que la commission juridique de la Ligue s’est appuyée hier soir pour invalider le contrat de Guy Roux. «  Par trois voix contre deux, la commission a rejeté le contrat de M. Guy Roux au motif qu’il a dépassé l’âge limite de 65 ans fixé par la charte , a expliqué André Soulier, le président de l’instance. C’est un point de droit, j’estimais qu’on devait le dire tout de suite, mais je n’ai pas été suivi. Cela montre qu’il est peut-être temps de revoir nos règlements. » Interrogé hier soir sur Europe 1, dont il est l’un des consultants, Guy Roux, « pas surpris » de la décision, a affirmé qu’il n’en resterait pas là. « J’ai le droit, le Code du travail, la Cour de cassation pour moi. Je suis entraîneur diplômé de profession, citoyen français travaillant en France, régi par les lois françaises. Je ne tiens pas compte des conventions particulières qui vont à l’encontre de la loi. Le droit européen, qui prévaut, interdit la discrimination par l’âge à l’embauche. Celui qui va à l’encontre de cette règle risque des sanctions pénales. Je pourrais donc attaquer M. Thiriez au pénal, ce que je ne ferais évidemment pas. » Réaffirmant qu’il n’userait pas d’un prête-nom pour se protéger comme c’est parfois l’usage, Guy Roux a donc annoncé, relayé par Gervais Martel, qu’il saisirait le CNOSF pour être rétabli dans son droit.
Il reste quarante et un jours d’ici au 4 août pour savoir si Guy Roux aura le droit de prendre place sur le banc lensois à Bordeaux pour l’ouverture du championnat… •


  Guy Roux s'explique lors de sa conférence de presse (5 juin 2007)

 

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