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La Voix du Nord - 07/07/2007
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FOOTBALL
Guy Roux n’est plus vraiment hors jeu mais il va falloir encore discuter un peu
Le cas Guy Roux a été examiné, hier, par les trois médiateurs mandatés par le CNOSF. Une tendance plutôt favorable se dégage de la réunion qui a regroupé les différents « partenaires sociaux » concernés par cette affaire. On devrait en savoir plus lundi.

À PARIS, PAR PIERRE DIÉVAL
sports@lavoixdunord.fr




La Ligue du football professionnel face au RC Lens avec, dans le rôle de témoins actifs l’Association des techniciens (UNECATEF) et celle des clubs français (UCPF)… Telles étaient les données du drôle de match organisé sous l’égide de trois médiateurs neutres, au siège parisien du Comité national olympique et sportif (CNOSF). Des juristes représentant les intérêts des diverses parties complétaient le décor d’une rencontre pour le moins singulière.


Mais Guy Roux n’est pas un personnage banal. Et l’affaire qui le concerne ne l’est pas moins.

Confiance raisonnée

Confronté au refus de la commission juridique de la LFP de le voir poursuivre sa carrière à Lens, au-delà des soixante-cinq ans définis par la charte du football professionnel, Guy Roux – qui n’avait pas fait le déplacement – s’est ainsi retrouvé, un jour d’été, sous le regard en apparence bienveillant du baron Pierre de Coubertin, maître de la grande maison olympique française, sans l’avoir vraiment voulu. Pour une évolution positive de son dossier – et, par extension une validation de son droit à exercer pleinement, malgré tout, ses fonctions de technicien lensois – ou une nouvelle rupture ?


À en juger par les propos empreints d’une confiance raisonnée de Francis Collado, le directeur administratif du RC Lens, à la sortie d’une entrevue ayant duré deux heures, on serait tenté d’opter pour la première hypothèse. « Cette réunion avec les "partenaires sociaux" du football fut très conviviale. Chacun a pu exprimer son point de vue. Nous aurons en principe une réponse en début de semaine prochaine (lundi vraisemblablement) . Je pense aussi que ce problème va être résolu dans les sphères sportives. Les conciliateurs ont écouté les différentes parties. Tout le monde avait envie de trouver des solutions et de préserver parallèlement les intérêts du football. On a bien avancé. Un rapport rédigé par les médiateurs sera transmis à la Ligue dont le bureau émettra un avis, le 12 juillet. » Sans entrer dans les détails techniques inhérents à ce type de dossier, ni révéler le fond de sa pensée, Francis Collado a néanmoins ouvert clairement une piste : celle de la discussion et d’un discours « tactique » cohérent. Déjà pas mal.


Selon lui, le problème n’ira pas, par exemple, au-delà du CNOSF ; ce qui revient à dire que Guy Roux n’aura pas à faire appel à un tribunal administratif, ni, a fortiori, au Conseil d’État ; et donc que la situation n’est plus bloquée. « Il est trop tôt pour évoquer une possible modification de la charte. Nous n’avons parlé que du cas spécifique de M. Guy Roux qui a quarante ans de bons et loyaux services derrière lui. Le problème sera réglé par la famille du football. Il fallait examiner les intérêts des uns et des autres. Plutôt que de parler d’une dérogation, disons que nous avons à présent bon espoir que les choses se passent convenablement. Je ne peux pas préjuger de la décision qui sera prise par le bureau de la Ligue. Mais dans la mesure où les conciliateurs (trois juristes dont l’un exerce des fonctions à la Cour de cassation) sont des gens compétents, j’imagine que la LFP validera leur jugement... » Une petite phrase sibylline qui ne semble pas traduire une trop forte inquiétude.
Alors ? •
 

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