La Voix du Nord - 12/07/2007 |
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Il est parti et, à Lens, tout le monde, à commencer par Gervais Martel, est un peu triste. Car Seydou Keita qui a validé, mardi soir au centre technique de La Gaillette, son départ pour le FC Séville sur la base d’un contrat de quatre ans et d’un projet sportif en phase avec ses aspirations, était devenu plus qu’un simple joueur de club.sports@lavoixdunord.fr
L’espace d’une soirée, La Gaillette a pris l’accent espagnol. Pour la bonne cause puisqu’en l’occurrence, ce fut pour accompagner l’un des plus fidèles serviteurs du Racing vers une autre vie, dans une Liga dont on sait qu’elle a tout pour plaire et qui, d’ailleurs, constitue avec la Premier League anglaise, le phare du football continental.
« Gros sur le coeur »
Pour Seydou Keita qui avait l’opportunité, en accord avec ses dirigeants, de donner une nouvelle impulsion à sa carrière, d’aller au contact de sensations forcément différentes de celles qu’il avait jusqu’ici ressenties en France, de Marseille à Lens en passant par Lorient, le moment ne fut pas non plus exempt d’émotions. Expliquant, en présence du directeur exécutif sévillan, les raisons sportives qui l’avaient poussé à accepter la proposition du FC Séville, troisième de la Liga et double vainqueur de la Coupe de l’UEFA, le désormais ex-capitaine des Sang et Or eut notamment cette réflexion : « Je vais à Séville pour y réaliser un rêve : jouer la Ligue des champions. Mais j’aurais tellement aimé aussi côtoyer cette compétition avec Lens… » Très ému, Gervais Martel confirme d’ailleurs les propos de son joueur : « Il est clair que Seydou en avait gros sur le coeur. Si nous étions allés au bout de nos idées, en fin de saison dernière, peut-être aurait-il eu l’envie de rester encore un peu. Il m’a simplement dit : “Président, j’ai choisi ce club-là (le FC Séville) pour la Ligue des champions car, à vingt-sept ans, je veux la jouer”. Nous avons respecté nos engagements vis-à-vis de lui et c’est très bien car Seydou a aussi beaucoup apporté au Racing sur le plan humain. En cinq ans de présence, il n’a jamais triché. Ça, c’est un élément capital dont un patron de club doit tenir compte. Pour moi, il est dans la lignée des grands joueurs lensois qui ont marqué les vingt dernières années, comme Marc-Vivien Foé ou Jean-Guy Wallemme. C’est un gars de grande classe.
Sur le terrain, il sait tout faire. C’est notamment un déclencheur de pressing qui ne fait pas semblant quand il y va ! Il a été très marqué par notre “élimination” (de la course à la Ligue des champions), preuve de son attachement au club. »
Au FC Séville, Seydou Keita côtoiera son ami malien Frédéric Kanouté, ainsi que Julien Escudé. Outre la Ligue des champions que le club andalou abordera via le troisième tour de qualification, l’ex-Lensois disputera aussi la Supercoupe d’Europe contre le Milan AC, à Monaco le 24 août.














