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La Voix du Nord - 02/08/2007
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LA REPRISE EN LIGUE 1 (2/3) Lens : une mère poule pour se consoler et couver un podium ?
Éperdu de Ligue des champions, inscrite dans le marbre du plan quinquennal 2004 - 2009, Lens a raté son coup in extremis la saison dernière. L’énorme frustration n’a toutefois pas essoré l’ambition. Guy Roux – qui se décrit « mère poule avec de grandes ailes » – à sa tête, le Racing parviendra-t-il enfin à s’installer sur le podium ?

PAR SANDRINE ARRESTIER
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO JEAN-YVES BONVARLET
À s’arracher les cheveux. Cinquième
, éjecté d’un podium occupé à 26 reprises pour un point à l’issue de l’ultime match, catastrophique, à Troyes (3-0), Lens avait achevé sa saison exsangue et frustré. Francis Gillot n’y a pas résisté. Sorti de sa retraite auxerroise, Guy Roux a pris sa suite.

Dans le sillage médiatique et exigeant de l’homme aux 890 matchs de L1, entraîneur le plus âgé (68 ans) et le plus expérimenté du championnat, avec de nouveaux joueurs aussi, le Racing entame un nouveau cycle.
Ovationné à Bollaert, samedi, après la qualification pour le deuxième tour préliminaire d’UEFA, son premier devoir de la saison, Roux saura-t-il imposer sa patte hors sa Bourgogne ?
« II n’y a pas eu de période d’adaptation. Avec quelqu’un comme lui, pas besoin. assure Gervais Martel, président ravi de son coup. Il est rentré dans le vif du sujet dès le premier jour, comme s’il n’avait jamais arrêté. La transition s’est faite assez facilement. » Transféré en Artois, le coach n’a pas changé.
Il s’accroche à son éternel objectif de maintien. Hier encore : « Je sais très bien où je ne peux pas aller. Après, il faudra que j’aille dans le meilleur où je peux aller…. » Reste que le public lensois, qui n’a plus goûté à la Ligue des champions depuis 2002-2003, a envie de rêver.
Les joueurs en sont conscients ; ils assument viser haut. Et si Gervais Martel se refuse à préciser les ambitions, le plaisir y préside, garant d’une saison réussie.
« On veut d’abord donner beaucoup de plaisir aux gens autour de nous, décode le patron lensois. Évidemment, l’objectif n’est pas de finir 19e mais, chaque année, de faire le meilleur résultat possible. On n’a pas fixé d’objectifs chiffrés, mais des objectifs précis comme retrouver un mental de gagnant. Et vu les matchs amicaux et l’Intertoto, la saison se présente bien. Ce n’est pas une saison de transition, le groupe a de la qualité. »

« Catastrophisme »

La Ligue des champions ? « Quel club n’a pas envie de jouer cette compétition extraordinaire ? Mais au moins 8 ou 9 peuvent y postuler. » Inavoué, l’objectif est dans les cordes d’un outsider qu’on imagine volontiers dans le Top 5.
Le Racing a opéré un recrutement séduisant et visiblement déjà fondu dans le moule. Derrière, des jeunes prometteurs sont prêts à titiller les « grands  », et Guy Roux y prête une réelle attention. « Il m’a dit qu’il allait me prendre sous son aile », témoigne le jeune attaquant de Billy-Berclau David Pollet (19 ans).
« Je suis une mère poule avec de grandes ailes », renchérit son coach qui dispose aussi, dans son groupe, de Kevin Monnet-Paquet, international – de 19 ans ou du milieu Bixente Gomis, de la même génération de 1988.
Il lui faut néanmoins encore régler le cas Cousin, faire avec la Coupe d’Afrique des nations, qui ponctionnera son effectif en janvier et février, et sans Seydou Keita. « C’est un de nos handicaps majeurs. On a perdu le meilleur joueur et il est impossible de le remplacer par un seul dans des conditions économiques correctes », estime Guy Roux qui devra aussi lutter contre un « catastrophisme ambiant très marqué ».
Lui-même n’est toutefois pas affecté par ce « traumatisme », qui s’évacuera mieux si le Racing passe son difficile début de saison sans embûches.
Première étape : Bordeaux samedi. •
 
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