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La Voix du Nord - 05/08/2007
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BORDEAUX - LENS
Les Girondins ont ramené les Lensois brutalement sur terre
 Malgré les efforts de Bonaventure Kalou, le Racing s’incline face à des Bordelais nettement plus réalistes. Le Racing a raté son départ. Pas dans le coup, il a succombé à une première période bordelaise fougueuse. Très rarement dangereux, manquant de maîtrise, il repart, logiquement, avec zéro point dans la musette et bien des imperfections à corriger avant la venue de Paris, dimanche prochain.

À BORDEAUX, PAR SANDRINE ARRESTIER
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO JEAN-YVES BONVARLET

Dans la même configuration qu’à Bollaert contre Odessa, en 4-2-3-1 avec Kalou en pointe, le Racing n’a pas eu la même réussite qu’une semaine plus tôt. Hier, il a buté sur une opposition d’un autre calibre, à l’image de la rude présence de son ancien joueur, Alou Diarra, posté devant la défense, et d’un milieu de terrain bordelais généralement dominateur. Sous une chaleur accablante, flirtant encore avec les 30 °C au coup d’envoi, Lens a été copieusement malmené par un Bordeaux plus en rythme et au jeu nettement plus fluide que le leur, approximatif, encombré de déchets et en panne d’automatismes. « On n’a pas eu la maîtrise, regrette Yohan Demont. À chaque fois, on était un peu en retard. Et les petits retards font un grand retard à la fin. »


En toute logique

Lors de la première période, Lens n’eut guère qu’une occasion et demie à se mettre sous la dent, sur coups de pieds arrêtés. Un premier coup franc de Monterrubio effleura la tête de Kalou (17e), le suivant, direct (32e), ne causa pas de souci à Ramé. Les Girondins, en revanche, s’en donnèrent à coeur joie. D’entrée, Alonso s’amusa avec Aubey (5e, 6e). Jussiê, en jambes, fit souffrir les lignes lensoises qui cédèrent, très logiquement, à la demi-heure de jeu, sur une demi-volée de Bellion (1-0, 31e). Il fallut ensuite toute la classe de Runje, auteur de deux claquettes décisives devant Wendel (39e, 44e) pour que Lens ne rentre pas aux vestiaires plus sévèrement puni.
Bordeaux continua sur le même tempo pendant encore un quart d’heure après la mi-temps. Seule une sortie, un poil risquée de Ramé aventuré loin de sa surface devant Monterrubio (57e), l’un des rares Lensois « dedans » hier soir, fit passer un léger frisson dans les tribunes girondines. Et si Lens parut dès lors un peu moins emprunté, ce ne fut pas au point de mettre Ramé en danger, faute de percussion. Surtout, il dut ce petit retour à la baisse de régime des Girondins qui avaient fait l’essentiel en ouvrant le score.
Guy Roux l’avait relevé vendredi, Lens, qui termina à dix après l’expulsion de Sidi Keita juste avant le coup de sifflet final, a encore bien du boulot. «  Dans ce club, conclut l’entraîneur lensois, il y a un décalage, entre ce que tout le monde pense de l’équipe, ce que l’équipe pense d’elle-même et ce qu’elle est pour le moment. J’espère que ça va être salutaire, qu’on va reprendre dans l’humilité et que ça paiera.  » Dès dimanche face au PSG ?  •
 
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