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La Voix du Nord - 12/08/2007
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Kalou et le Racing attendus à Bollaert sous un jour plus serein
LENS - PARIS SG
 Bonaventure Kalou va retrouver Paris, avec lequel il a connu quelques déboires en 2006-2007. En échec au PSG, Bonaventure Kalou semble avoir trouvé à Lens un terrain d’épanouissement. Après la défaite à Bordeaux, l’attaquant sait, qu’au-delà de ses performances, toute l’équipe passe au rattrapage contre Paris, pour la première du championnat à Bollaert.

PAR SANDRINE ARRESTIER
sports@lavoixdunord.fr
PHOTOS JEAN-YVES BONVARLET
« La différence entre Paris et Lens, c’est que Lens est un club beaucoup plus calme, qui tourne vraiment autour du football et n’est pas chamboulé par des trucs extra-sportifs. » En général, Bonaventure Kalou (29 ans) a sans doute raison. Ces temps-ci, c’est pourtant Lens, bien davantage que le PSG, qui navigue en eaux médiatiques troubles (lire ci-dessous).

Guy Roux absorbe sans doute cette attention comme une éponge, mais la pression sportive demeure réelle : Lens ne peut pas rater sa première à Bollaert comme sa sortie à Bordeaux il y a huit jours (1-0). « On n’a pas été assez conquérants, estime Kalou. On a perdu quasiment tous les duels. On avait tous envie de bien faire, après ça ne se passe pas toujours comme prévu. » Malgré tout, l’attaquant ivoirien relativise : « Il ne suffit pas d’avoir onze bons joueurs, il faut que la mayonnaise prenne, jouer pour les autres, une réelle solidarité. Et ça je le sens. » Un sentiment à concrétiser contre Paris, pas convaincant,lui, face à Sochaux (0-0). «  Il faut montrer autre chose qu’à Bordeaux », tranche Kalou, premier à s’inscrire à la session de rattrapage. Arrivé à Lens le 25  juillet fort d’une préparation foncière effectuée avec le PSG mais sans match dans les « cannes », il se sait à court de jus : « Je savais bien que je ne serais pas à mon niveau de forme maximal dès les deux premiers matchs. J’ai besoin de jouer plus. » Monté au créneau après la mort d’un supporteur fin novembre, l’ex-Parisien n’est pas du genre à se cacher. Il en va ainsi de sa dernière saison au PSG, assumée : « Quand une saison se termine, on tire les leçons, on essaie de voir ce qui n’a pas été et de corriger les erreurs. J’ai fait mon "mea culpa", je n’ai pas été à mon avantage, mais comme toute l’équipe. Paris, c’est dommage, tourne autour de détails. Il y a beaucoup de choses à changer pour que ce soit un grand club... Maintenant, je suis armé mentalement, les choses me touchent moins. » On l’imagine prêt à un match en forme de pied de nez ; réfléchi, il nuance : « Pour avoir l’esprit de revanche, il faudrait que j’aie de la rancoeur, ce n’est pas le cas. J’ai quitté le club, c’est ce qu’il y avait à faire car je ne me sentais plus à ma place. Le club ne me désirait plus, moi non plus. C’est comme un divorce à l’amiable. » Une séparation se digère avec le temps mais à Lens, il a retrouvé le désir. « Travailler dans ces conditions, c’est idéal. Ici, on me voulait vraiment. » Aruna Dindane, qui le connaît depuis les bancs de l’ASEC Abidjan, confirme sa sérénité retrouvée : « Je le sens heureux ici. Et quand il est bien dans sa peau, il est capable de grandes choses. » •
 
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