La Voix du Nord - 19/08/2007 |
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Ce soir, le premier derby de la saison oppose Lens à Valenciennes. Les Lensois sont sous pression. Encore en rodage, ils espèrent inscrire leur premier but en championnat et décrocher un premier succès. En face, Valenciennes carbure au super, a déjà accroché deux grosses écuries à son tableau de chasse et aimerait bien glaner un premier point hors de ses bases.sports@lavoixdunord.fr
Lens et Valenciennes ont en commun la ferveur et la passion de leurs supporteurs. Et lorsque ces derniers se retrouvent, ça ne tourne pas au pugilat et aux insultes. Ça donne une grande fête populaire régionale avec de la couleur dans le stade, des chants, des encouragements. Ce n’est pas une surprise, Bollaert sera plein comme un oeuf.
Néanmoins, malgré l’amitié qui existe entre les deux clubs, un derby est avant tout un rendez-vous sportif avec trois points en jeu. En ce début de saison, si les deux équipes ne sont pas là où on les attendait, ces points s’avèrent déjà cruciaux. Pour Lens, ils permettraient de sortir de la zone rouge et de se rassurer. À Valenciennes, on prend goût à la fonction de chasseurs de têtes et au haut du classement avec la devise « ce qui est pris n’est plus à prendre ».
Lens se cherche en ce début de saison. Ce qui n’est pas illogique selon Guy Roux. « Vous prenez un poster de la saison dernière et vous mettez une croix sur les joueurs qui ne sont plus là. Il y a un gros effort d’amalgame à faire », disait-il cette semaine avant de citer Manchester, « Regardez, l’effectif évolue de 10 % ou 20 % maximum tous les ans et vous avez des joueurs qui restent au moins dix ans », ou Valenciennes, « qui a commencé la saison au complet avec un groupe très proche de la saison dernière, le même entraîneur. C’est normal que ça fonctionne ».
L’entraîneur lensois réclame du temps mais nage en plein paradoxe. Il sait qu’il doit obtenir rapidement des résultats et, en même temps, il ne peut travailler comme il le désire car le calendrier sang et or est chargé. « Quand on s’emmanche d’une épreuve comme l’Intertoto, on se crée des problèmes, c’est certain », ajoute-t-il.
« Un vrai déplacement »
Heureusement pour lui, le Racing est revenu de Berne sans blessés et un moral en hausse grâce au but d’Olivier Monterrubio (1-1) qui le place en position favorable pour le match retour. « Nous souffrons du manque d’automatismes mais je peux dire que l’amalgame moral est fait. Ça fait deux fois qu’en Coupe d’Europe nous revenons au score et contre Paris, nous avons fait preuve de solidité défensive. », insiste Guy Roux. Le Racing doit maintenant enchaîner avec une victoire dans le derby.
Le point du nul acquis contre Paris paraît bien léger. D’autant plus que Valenciennes (avec certes un match supplémentaire), pointe en sixième place, avec déjà cinq unités de plus que Lens. Et puis les hommes de Kombouaré seront animés d’un esprit de revanche. Ils sont sortis bredouilles des deux derbys contre Lens, la saison dernière (0-3 à Bollaert, 1-3 à Nungesser). « Nous avons les deux “casquettes” de la saison dernière au travers de la gorge. Le classement actuel ne veut pas dire grand-chose. Lens a besoin de reprendre confiance, et si le match ne se joue qu’à 50 km de Nungesser, c’est pourtant un vrai déplacement », insiste l’entraîneur de VA.
S’il reconnaît que la victoire contre Marseille a laissé quelques traces physiques, Antoine Kombouaré compte encore sur les valeurs d’engagement de ses joueurs pour tenir tête à Lens : « Mes joueurs ont conscience de ne pas se prendre pour des autres. Ils doivent trouver la force d’aller au combat ! »















