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La Voix du Nord - 21/08/2007
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LENS Le Racing n’a toujours pas marqué et suscite des inquiétudes
 Yohan Demont tire déjà la sonnette d’alarme: «Si on s’en sort, ce sera ensemble. Il faut bosser.» Les Lensois ne se sont absolument pas rassurés à l’occasion de la venue de Valenciennes (0-0), dimanche à Bollaert. Ils n’ont toujours pas marqué en championnat. Seul motif de satisfaction : la défense tient pour l’instant la route.

PAR OLIVIER FOSSEUX

sports@lavoixdunord.fr
PHOTO JEAN-YVES BONVARLET

Que sont devenues les équipes n’ayant marqué aucun but après trois journées ? – Le cas lensois n’est pas une première dans le championnat de France. Parmi les équipes qui ont connu un début de saison similaire, certaines ont été reléguées, d’autres se sont rétablies après la trêve.
En 1998-1999, Metz a attendu la… 7e journée avant de trouver enfin le chemin des filets, ce qui ne l’a pas empêché de terminer à la 10e place. Par contre, en 2003-2004, Le Mans n’avait marqué qu’une fois en neuf journées : un mauvais départ qui l’avait conduit en Ligue 2. Enfin, en 2005-2006, Rennes, également « fanny » après trois journées, vint mourir à un point de la quatrième place. Comme quoi…
Pourquoi le Racing a-t-il des raisons de s’inquiéter ? –
Ne pas marquer est la pire des situations. Au classement, la dégringolade est rapide. Dans la tête, le doute s’installe. La principale lacune lensoise se situe devant le but. Guy Roux répète qu’il doit « bricoler  » dans ce domaine et réclame du temps, mais en plus de son manque d’efficacité, Lens construit peu ou mal. Le danger vient souvent de raids solitaires. Au chapitre des recrues, seul Runje est, pour l’instant, au niveau espéré. Luigi Pieroni n’apparaît pas non plus comme une solution à court terme. Même Guy Roux en doute : « Il est dans le même cas que Kalou avec Paris ». Bref, à Lens, on recrute mais pour les mois à venir.
Pourquoi le Racing a-t-il des raisons d’espérer ? – Entre joueurs, l’ambiance est saine. Un but peut suffire à débloquer la situation. Le Racing de dimanche n’a déjà plus rien à voir avec celui de la première journée. Il se crée des occasions. Dimanche, les Lensois ont tiré 24 fois au but (15 frappes cadrées), soit six fois de plus qu’à Bordeaux, et deux fois plus que contre Paris. Et il y a un vrai motif de satisfaction : la défense.
La fin de l’état de grâce pour Guy Roux ? – La banderole « Guy Roux, notre Dieu » a été rangée, et Kalou, priorité de l’entraîneur au mercato, sifflé. Apparaissent ainsi les premières critiques. L’Ivoirien semble émoussé. Pourquoi le maintenir alors que, sur le banc, Carrière est affûté ? Dindane ou Akalé manquent parfois d’inspiration.
Pourquoi ne pas donner du temps de jeu à Khiter ou Monnet-Paquet ? Guy Roux rappelle qu’il fonctionne par cycle ou que les jeunes Lensois ne sont pas encore mûrs. Mais qui trop embrasse parfois mal étreint. L’entraîneur lensois veut tout contrôler : la préparation des matchs, les adversaires, la diététique, la communication du club, l’organisation des déplacements… Dimanche, il a demandé à la presse « de publier une petite annonce pour quatre de ses recrues qui vivent encore à l’hôtel et qui n’ont donc pas une vraie hygiène de vie ».
Était-ce une tentative de diversion, un moyen de rappeler chacun à ses responsabilités ou un premier constat d’impuissance ? •
 

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