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La Voix du Nord - 25/08/2007
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STRASBOURG - LENS Lensois, maintenant, il faut marquer et gagner !
 Le Racing compte sur le réveil de ses attaquants, notamment, Aruna Dindane pour enfin marquer en championnat. En championnat, Lens a la tête à l’envers. Une défaite, deux nuls, pas de but et un match en retard lui valent une piètre 18e place.
Strasbourg, lui, marque et s’éclate, joyeux promu posté à la 5e place. La rencontre vaudra déjà son pesant d’or pour Guy Roux et sa troupe, proches de la cote d’alerte.

PAR SANDRINE ARRESTIER
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO JEAN-YVES BONVARLET

« Quand y aura-t-il le feu ? En général, j’allume la cheminée en octobre. Ici, comme le climat est un peu rude, ce sera peut-être plus tôt… » Derrière le sens de la formule, spécialité « rouxienne », l’inquiétude affleure. Son coach l’admet, Lens s’est mis dans une « situation difficile. Même si on n’a perdu qu’un match sur huit depuis début juillet (à Bordeaux, 1-0), maintenant, il faut passer aux victoires. »


« Ça va venir »

Les progrès affichés dans la seconde période contre le PSG puis le derby face à VA, dimanche, vont-ils enfin se concrétiser ? Stérile en L1, l’attaque va-t-elle enfin se nourrir de bons ballons… et les mettre au fond ? « Ça va venir, assure Guy Roux. On reprend les fondamentaux comme un pianiste professionnel qui doit toujours refaire ses gammes. » Malgré tout, Lens et son entraîneur sont, déjà, dos au mur.
Mais Strasbourg n’offre pas le profil de la victime consentante. Promu dans un championnat dont le podium est trusté par des équipes encore en Ligue 2 en 2004-2005, l’autre Racing est à son aise.
Les Alsaciens restent sur deux succès tonitruants. Auxerre (3-0), puis Toulouse (1-3), en ont fait les frais. Six buts marqués en deux matchs, rêve de Lensois impuissants… « Leurs derniers résultats sont extraordinaires. Cette équipe est sur un élan formidable, admire Guy Roux. Elle n’a pas de blessure psychologique et est vitaminée par sa montée. » D’autant plus que les Strasbourgeois de Jean-Marc Furlan, adepte du beau jeu, ne semblent pas prompts à s’enflammer.
« Les joueurs pros, maintenant, savent toute la difficulté de la tâche, estime l’entraîneur alsacien. On pourrait avoir un relâchement avec des joueurs qui maîtrisent le niveau ou ont un statut international, ce n’est pas le cas des garçons qui sont là. Pour moitié, ils découvrent. Les autres ont une grande expérience. On les a choisis parce qu’ils ont souffert dans leur carrière. Ce sont des trentenaires, avec un bon équilibre dans la tête. Ceux-là ne se grisent pas. » Furlan lui-même a les pieds calés dans le gazon : « Pour un promu, c’est essentiel de se mettre en confiance, qui plus est avec une nouvelle équipe technique, mais ce n’est que le début, pas forcément la vérité. Tirer des leçons maintenant serait prétentieux et irresponsable. » D’autant qu’il n’est pas dupe des atermoiements lensois. « Compte tenu du potentiel de Lens, un des plus gros budgets français qui a recruté parmi les 50 meilleurs joueurs français, avec des grosses individualités toujours menaçantes, c’est un match à hauts risques. » Voilà Lens, qui aimerait repousser la corvée de bois, placé face à ses responsabilités et son statut. •
 
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