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La Voix du Nord - édition web - 26/08/2007
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Départ de Guy Roux : les réactions au zinc

Au zinc, Guy Roux reste « un grand homme »

La démission de Guy Roux anime la planète football depuis son officialisation samedi soir, quelques minutes après la défaite concédée à Strasbourg. L'effervescence médiatique qui enrobe l'événement est telle qu'elle a même gagné, ce dimanche midi, le troquet situé à quelques hectomètres du centre d'entraînement lensois à Avion.
« Chez Maxime », les habitués, pour la majorité évidemment supporters « sang et or », parle football à la folie. Alors forcément, quand Guy Roux rend son tablier, ça fait jaser. Plus habitués à commenter les matches de la veille en toute intimité, les clients de l'apéritif dominical ont le droit ce midi aux faveurs des journalistes de télévision. Ces derniers ont l'embarras du choix. Ici, tout le monde aime deviser du Racing. Rudy, un fan avionnais fier de dévoiler son tatouage « RCL » sur l'épaule, se prête au jeu de la caméra. « Il n'aurait pas dû venir, lance ce membre d'une section de supporters, en faisant référence à Guy Roux. Il ne nous a rien apporté. Lui joue le maintien, nous la Ligue des Champions. » « Il ne faut pas juger Guy Roux sur cinq matchs », tempère son voisin.
Accoudé non loin au comptoir, Marcel est également plus clément avec le Bourguignon contraint de passer le relais car amoindri physiquement. La sincérité de l'homme au bonnet lui plaît. « Il aurait pu très bien continuer, ne rien dire à ses dirigeants et encaisser sa paie. »
« Guy Roux reste un grand homme et un grand entraîneur », poursuit le supporter.
Derrière son comptoir, Pascal, le patron des lieux, y va aussi de son commentaire. « Il est venu à Lens pour faire quelque chose. Il a voulu entamer une nouvelle carrière mais n'en n'avait plus la force », estime-t-il avant de rouvrir la page purement sportive, un peu mise sur la touche par le contexte. « Il n'est pas encore trop tard pour réagir, le championnat est encore long ! » Sur ces mots pleins d'optimisme, le tenancier du bar-presse repart servir les clients. C'est un peu la folie aujourd'hui, avoue-t-il. « Les journaux se vendent comme des petits pains, ils ne sont jamais partis aussi vite. » Le patron de bar a pourtant dû assister à une ruée vers l'encre analogue il y a environ deux mois. A l'époque, la presse se faisait alors l'écho de l'arrivée de Guy Roux à Lens. L'audience ne devrait pas faiblir ce lundi avec l'annonce dans les kiosques de la venue de Jean-Pierre Papin pour lui succéder.
ÉDOUARD WAYOLLE
 

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