La Voix du Nord - 31/08/2007 |
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LENS - YOUNG BOYS Coupe de l’UEFA : cinq buts, une qualification et Bollaert n’a plus le moral en berne
La joie est de retour du côté de Lens. L’effet « JPP » ne s’est pas fait attendre. En surclassant les Suisses des Young Boys de Berne, hier soir, les Sang et Or ont assuré leur qualification pour le premier tour de la coupe de l’UEFA dont le tirage a lieu aujourd’hui, à Monaco.
Ainsi, le Racing a marqué en un match, avec « JPP » à sa tête, autant de buts que sous l’ère Roux. Trois grands espoirs du club sont entrés en cours de match (Feindouno a même marqué) et ne se sont pas contentés de quelques secondes dans le temps additionnel.
Un stade qui chante
Bollaert a chanté comme on ne l’avait pas encore entendu cette saison. Mais rien ne vaut l’ovation du public lensois lors de la sortie d’Éric Carrière. Il y a une semaine, le milieu lensois exprimait son mal-être et son envie de voir ailleurs. Hier, la chaleureuse étreinte entre le joueur et son nouvel entraîneur résumait finalement à elle seule le nouvel état d’esprit du Racing.
Et le jeu lensois dans tout cela ? « Je suis très content de la manière car on a vu beaucoup de mouvement. J’ai demandé aux joueurs qu’ils s’éclatent, qu’ils aillent au bout de leurs actions. Ils ont fait ce qu’il se fallait », insista Papin.
Bollaert a en effet très vite adopté le Racing version « JPP ». Le tableau d’affichage n’affichait pas encore seize minutes et le Racing avait deux buts d’avance (Dindane et Akalé). Pour la première fois de la saison, les Sang et Or menaient au score. Une situation inédite qui incita les Lensois à reculer. Les Suisses, en passant à trois attaquants, profitèrent d’une brèche pour relancer le match (2-1, 31e). Sans un tacle rageur de Bisevac sur une frappe à bout portant de Kallio (38e), le doute aurait même pu s’installer dans les têtes sang et or.
« Nous avons cessé le pressing, nous avons moins défendu en avançant et il est logique que l’on encaisse un but, confirma l’entraîneur lensois. On a recadré tout cela à la mi-temps ». Le message est une nouvelle fois bien passé. Dindane tua rapidement tout suspense. Carrière et Feindouno donnèrent un peu plus de saveur à cette qualification. « Mais, il ne faut pas s’enflammer, a tout de suite prévenu Jean-Pierre Papin. Le championnat sera différent. » Sans manquer de respect aux Suisses, Lens passera effectivement un test d’une autre envergure, dimanche, à Nice. Mais que c’est bon pour le moral des Lensois, une telle victoire dans une si belle ambiance !
PAR OLIVIER FOSSEUX
sports@lavoixdunord.fr
Il a suffi d’un nouvel entraîneur pour qu’en cinq jours le Racing soit transfiguré. Lundi, Jean-Pierre Papin est arrivé. Hier, le Racing a dominé Berne. Et la tristesse présente sur tous les visages lensois, samedi dernier à Strasbourg, a laissé place à de la joie et de grands sourires. Les symboles de ce changement sont apparus tout au long des 90 minutes de ce second tour préliminaire.
Ainsi, le Racing a marqué en un match, avec « JPP » à sa tête, autant de buts que sous l’ère Roux. Trois grands espoirs du club sont entrés en cours de match (Feindouno a même marqué) et ne se sont pas contentés de quelques secondes dans le temps additionnel.
Un stade qui chante
Bollaert a chanté comme on ne l’avait pas encore entendu cette saison. Mais rien ne vaut l’ovation du public lensois lors de la sortie d’Éric Carrière. Il y a une semaine, le milieu lensois exprimait son mal-être et son envie de voir ailleurs. Hier, la chaleureuse étreinte entre le joueur et son nouvel entraîneur résumait finalement à elle seule le nouvel état d’esprit du Racing.
Et le jeu lensois dans tout cela ? « Je suis très content de la manière car on a vu beaucoup de mouvement. J’ai demandé aux joueurs qu’ils s’éclatent, qu’ils aillent au bout de leurs actions. Ils ont fait ce qu’il se fallait », insista Papin.
Bollaert a en effet très vite adopté le Racing version « JPP ». Le tableau d’affichage n’affichait pas encore seize minutes et le Racing avait deux buts d’avance (Dindane et Akalé). Pour la première fois de la saison, les Sang et Or menaient au score. Une situation inédite qui incita les Lensois à reculer. Les Suisses, en passant à trois attaquants, profitèrent d’une brèche pour relancer le match (2-1, 31e). Sans un tacle rageur de Bisevac sur une frappe à bout portant de Kallio (38e), le doute aurait même pu s’installer dans les têtes sang et or.
« Nous avons cessé le pressing, nous avons moins défendu en avançant et il est logique que l’on encaisse un but, confirma l’entraîneur lensois. On a recadré tout cela à la mi-temps ». Le message est une nouvelle fois bien passé. Dindane tua rapidement tout suspense. Carrière et Feindouno donnèrent un peu plus de saveur à cette qualification. « Mais, il ne faut pas s’enflammer, a tout de suite prévenu Jean-Pierre Papin. Le championnat sera différent. » Sans manquer de respect aux Suisses, Lens passera effectivement un test d’une autre envergure, dimanche, à Nice. Mais que c’est bon pour le moral des Lensois, une telle victoire dans une si belle ambiance !








