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La Voix du Nord - 02/09/2007
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NICE - LENS
L’effet Papin peut-il agir jusque sur la Côte d’Azur ?
 Derrière le sourire de «JPP» à Bollaert, se cache une ambition forte : plaire aussi en Ligue 1. Premier match de Ligue 1 de l’ère Papin pour le Racing, première immersion du « coach JPP » parmi l’élite et, pour couronner le tout, premier épisode très attendu de l’après Guy Roux pour des Sang et Or revigorés par leur net succès européen de la semaine… Pas de doute, le Nice - Lens du jour véhicule beaucoup de symboles et d’enjeux divers, le plus sensible concernant bien sûr la capacité des Lensois à refaire enfin surface.

PAR PIERRE DIÉVAL
sports@lavoixdunord.fr
PHOTOS JEAN-YVES BONVARLET



Lens est en retard et ce constat lapidaire induit forcément l’idée que le moment est peut-être venu pour le club artésien d’inverser le mouvement et de retrouver ainsi les voies d’une sérénité de gestes et de pensées mieux adaptée aux exigences du haut niveau. Le simple fait que pour son match d’ouverture à Bollaert, Jean-Pierre Papin ait pu téléguider le Racing vers une certaine forme de rédemption, même si le potentiel limité de l’adversaire bernois incite bien entendu à beaucoup de retenue, confère inévitablement au rendez-vous du jour, à Nice, une dimension émotionnelle et stratégique particulière.



Aller au-delà

Car il est clair que l’on attend désormais du successeur de Guy Roux qu’il enchaîne avec une réaction claire, convaincante, dans le contexte, cette fois, d’un championnat dont on sait qu’il est un formidable révélateur d’idées et de caractères. Or, précisément, à en croire les uns et les autres, et surtout Jean-Pierre Papin, la dernière sortie lensoise conclue par un 5-1 savoureux compte tenu des misères estivales endurées en amont, a marqué le début d’une autre histoire, d’une prise de conscience collective forte.


« On a pris du plaisir », a martelé Éric Carrière, résumant à sa façon tous les bienfaits d’un repositionnement tactique (en 4-4-2) qui a fait un bien fou à tout le monde et redonné aussi de l’ampleur au jeu d’attaque lensois. « Moi, j’estime qu’aujourd’hui, on ne peut pas jouer avec une seule pointe » ajoute pour sa part « JPP » qui, en l’occurrence, fait parler son coeur d’attaquant hors norme au passé de feu.


« Quand je voyais Aruna se débrouiller seul devant, je me disais que c’était compliqué pour lui. Le 4-4-2, ça donne des solutions, ça bouge plus… » Les grands principes du jeu lensois, tels qu’il entend les appliquer, ayant été arrêtés, Jean-Pierre Papin va devoir maintenant mettre ses idées, plutôt prisées à Bollaert, en phase avec les obligations arithmétiques auxquelles tout club de l’élite doit faire face quotidiennement. En clair, il va lui falloir administrer la preuve que son postulat de départ, fait d’envie, de volonté, d’enthousiasme, d’altruisme, pourra également engendrer de l’espoir sur d’autres terrains de jeux que ceux d’un tour initial de Coupe de l’UEFA et, de surcroît, face à un adversaire de faible envergure.


Dans cette optique, Nice, remis en selle par une victoire hautement révélatrice dans l’antre de l’OM, sera un test captivant à défaut d’être déjà crucial.


Au stade du Ray, le nouveau Lens – celui d’une rupture culturelle incontestable après cinq premiers matchs flous – aura l’obligation de sortir du bois, tout en affichant sa personnalité. Vaste mission. Mais quand on avance l’argument choc qu’en gagnant à Marseille, l’équipe azuréenne a marqué les esprits, Jean-Pierre Papin rétorque, la flamme du gagneur à fleur de peau, « que lorsqu’on a marqué cinq buts en Coupe de l’UEFA, on doit être aussi bien qu’eux (les Niçois) ! » Il n’y a rien à ajouter ! •
 

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