La Voix du Nord - 08/09/2007 |
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«Guy Roux est de retour. Au micro d’Europe 1, il a commenté samedi, à Milan, le match Italie - France en tant que consultant. En marge de ses interventions techniques concernant les Bleus, il est revenu sur sa brève expérience lensoise de l’été. Le ton se veut toujours, globalement, apaisant. Même si…
PHOTO JEAN-YVES BONVARLET
L’espace d’un éclair, on l’a revu dans l’habit lensois, au milieu de ses ouailles, rond dans l’allure et le verbe, attentif à tout. Mais ce n’était qu’un mirage. Guy Roux était bien à San Siro pour y redevenir « l’oeil technique » d’Europe 1. Sujet majeur. Le technicien bourguignon, en rupture de ban avec le Racing, avait pourtant trop envie de parler de cette drôle d’aventure, si compliquée à vivre finalement, pour que la conversation se limite à la seule actualité bleue du moment.
« J’ai peut-être perdu une fortune (rires) en décidant de me retirer mais je suis droit dans ma conscience. L’avenir dira si j’ai eu raison ou non de m’en aller. J’aurais eu raison si, comme je le souhaite, il (Jean-Pierre Papin) arrive à ses fins. J’aurais eu tort si ce n’est pas le cas. Ça voudra dire alors que j’aurais dû insister. » Roux réfute l’idée selon laquelle il aurait fait le vide autour de lui par ses excès d’autorité et son ingérence dans des domaines spécifiques du club. « Je n’ai pas eu de problèmes particuliers, hormis avec un médecin. Ils sont trois à Lens et l’un d’eux vient de Paris chaque jour. Les autres ont une trentaine de clients quotidiens. Lui, il n’a que le Racing et j’avais souvent le sentiment qu’il était pressé de reprendre son TGV de l’après-midi ! Sinon, pas de soucis.
Concernant le gazon de Bollaert, on a dit aussi plein de choses. Je suis allé voir le directeur du stade et je lui ai demandé si on pouvait couper l’herbe à 25 (indicateur de tonte). Il m’a dit qu’on la coupait à 28 et que pour le rugby, il fallait monter à 35. On a trouvé un arrangement. Tout s’est bien passé. » Et Kalou ? Et Carrière ? « Kalou, il m’a bien dépanné car moi, je n’avais qu’un attaquant disponible (Cousin). Et encore. Il s’est dévoué et nous a bien aidés devant Odessa. Hélas, il n’a pas trouvé une maison qui lui plaise. Et je suis parti… Éric Carrière, je l’ai vu très vite. On a discuté. Un jour, en arrivant à La Gaillette, comme il faisait la moue, je lui ai dit : “Ne t’en fais pas, tu vas jouer l’Europe et ça ira”. » Mais, bon…
L’épisode de sa sortie
Reste l’épisode de sa sortie, le dimanche suivant sa démission. A-t-il volé la vedette au club en court-circuitant Gervais Martel à propos de l’arrivée de « JPP » ?
« Je me lève tôt. À 8 h, j’étais donc à La Gaillette. TF1 et Canal + étaient là. Je les ai fait entrer. Mais je n’ai pas cité le nom de mon successeur. Ce sont les journalistes qui l’ont évoqué. J’ai appelé ensuite le président qui était au Touquet pour qu’il vienne. Et un peu plus tard, on a fait les choses normalement. Où est le problème ? »














