La Voix du Nord - 15/09/2007 |
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Les Sang et Or aimeraient tant regarder l’avenir sereinement
Tout va parfois très vite en football et on peut très bien imaginer que les Lensois puissent renaître dans des délais assez brefs. Mais pour cela, il faut agir et battre, par exemple, le leader nancéien, ce soir.PHOTO SAMI BELLOUMI
On ne va pas ergoter à l’infini sur l’épisode Guy Roux. La page a été tournée. Et, de toute façon, Lens n’a pas le temps d’attendre. Son déficit, en termes de performances, est tel après six journées de championnat qu’il n’y a plus de place pour la moindre tergiversation. Les joueurs l’ont bien compris. « Si on en est là, c’est en grande partie à cause de nous », souffle, dans un élan de lucidité, Olivier Monterrubio ; avant d’ajouter : « Mais il est évident que l’on ne prenait pas de plaisir aux entraînements (allusion au ronron induit par les méthodes de Guy Roux dont le collectif lensois ne s’accommodait guère). Quand on voit le coach faire des reprises de volée, ça stimule. Il a été joueur il n’y a pas si longtemps. Il connaît donc les choses qui peuvent plaire aux joueurs et capter leur attention en matière d’animation du jeu.
Et puis, ses causeries sont rapides, concises. En dix minutes, il a tout dit. Par ailleurs, on ne fait plus de mises au vert systématiquement. Je n’ai rien contre mais quand on a des matchs tous les trois jours, on est heureux d’être un peu chez soi. » Éric Carrière dont le ton, nullement polémique, témoigne d’une renaissance morale évidente, va dans le même sens : « Il n’y avait pas de dégâts mentaux. On éprouvait simplement moins de plaisir. Je suis pro depuis assez longtemps pour ne pas traîner les pieds sur un terrain. Mais j’avoue que je suis sensible à la notion de plaisir. Quand ça roule, je me sens bien. C’est comme lorsqu’on est gamin : on aime s’amuser avec tout. Eh bien là, c’est pareil. »
Stage bénéfique
« Jean-Pierre Papin est un entraîneur proche des joueurs et qui sait dire les choses quand il le faut. J’aime bien son style. On sent que c’est un technicien qui n’a pas oublié son vécu de footballeur. Il fallait lui laisser un peu de temps pour poser sa griffe et connaître tout le monde.
Le stage du Touquet a été, à cet égard, bénéfique. Nous devions passer par là pour avoir une vraie stratégie collective. » Voilà qui est dit et bien dit : les Lensois ne veulent plus se retourner. Seul, l’avenir les intéresse et dans leur champ de vision, forcément élargi, il y a ce match contre Nancy. Incontournable échéance dans une perspective de retour aux affaires rapide et convaincant. « Il suffit parfois d’un peu de réussite pour enchaîner les bons résultats », ajoute Éric Carrière en référence au parcours rectiligne de son adversaire du jour. Nancy, l’exemple à suivre. L’équipe à battre aussi.








