La Voix du Nord - 21/09/2007 |
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On aurait aimé qu’ils gagnent. Pour confirmer la victoire contre Nancy. Pour démontrer aussi qu’une nouvelle tendance se dégageait. Mais le FC Copenhague ne leur en a pas laissé le loisir. Pourtant, au-delà de leurs frustrations, les Lensois croient en leur étoile.sports@lavoixdunord.fr
PHOTO JEAN-YVES BONVARLET
Franchement, on ne sait pas trop bien par quel bout prendre ce dossier lensois, si complexe finalement, à l’heure où l’on attend des joueurs sang et or et de Jean-Pierre Papin en personne, qu’ils apportent la preuve d’une certaine renaissance, entrevue seulement par intermittences face à Nancy. Faut-il être optimiste et se dire que le convoi brinquebalant des premières semaines de compétition a enfin trouvé le bon cap, ou envelopper encore la réflexion de prudentes réserves ? Pas simple. Car tout semble encore fragile à Lens.
Déficit de points
D’un côté, il y a « JPP », missionnaire appliqué, qui abat ses convictions fermement : « On est train de se libérer par rapport à notre jeu. Continuons à jouer de la même manière, avec la même ferveur et la même concentration et ça va sourire ». De l’autre, une vision forcément un peu trouble d’un groupe qui n’arrive toujours pas à s’émanciper, ni à rassurer complètement.
L’envie est là, la volonté aussi. Mais de vilains trous d’air viennent toujours polluer la vie du Racing. À ce propos, les Danois n’ont fait que valider une impression déjà ressentie samedi dernier devant Nancy, à savoir que Lens manque de constance, Lens perd trop vite le fil de ses idées. Rappelez-vous de la fin de match lensoise et du rôle essentiel tenu alors par Runje dans la préservation du résultat.
Lucide dans la difficile mais néanmoins excitante quête de garanties qui l’accapare, Jean-Pierre Papin ne tourne pas autour du pot quand on lui parle de l’âpreté supposée du déplacement toulousain de demain et de tout ce qui va suivre (derby avec Lille en Coupe de la Ligue, Lyon en match en retard, Copenhague, Auxerre quarante-huit heures après le voyage au Danemark) : « Le plus compliqué, c’est nous car Lens a un déficit de points.
Toulouse et les autres ont leurs problèmes. Je ne m’occupe pas des adversaires. Tout ce que je peux dire, c’est que ce match de Toulouse arrive à point nommé puisque nous revenons bien. » Le nouvel entraîneur lensois a pu notamment constater que certaines pistes, jusqu’ici obstruées par le poids des doutes et de réelles faiblesses structurelles, étaient en train de s’ouvrir tout doucement. En attaque, par exemple, Kevin Monnet-Paquet et Luigi Pieroni lui ont fourni quelques motifs d’espoir. Ce qui l’amène d’ailleurs à annoncer, concernant un éventuel renfort : « Ce n’est pas d’actualité pour l’instant » Pour autant, il y a encore du boulot.
Jean-Pierre Papin a retenu un groupe de dix-neuf joueurs. Sidi Keita n’en fait pas partie. Sablé, blessé, et Aubey qui a dû résoudre des problèmes personnels, n’en sont pas non plus.












