La Voix du Nord - 23/09/2007 |
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À défaut d’idées claires, les Lensois avaient du courage à revendre
Sans convaincre et à dix contre onze, Lens a ramené un point de Toulouse qui, en l’état actuel des choses, équivaut presque à une victoire. Courage et obstination furent les fils conducteurs d’un ensemble artésien finalement bien calé dans ses responsabilités malgré un départ laborieux. Et si c’était un déclic ?sports@lavoixdunord.fr
PHOTO JEAN-YVES BONVARLET
Évidemment, on peut se dire que les Lensois ont eu beaucoup de chance de revenir dans le match aussi vite, grâce à Monterrubio, car, jusque-là, ils avaient été d’une neutralité extrême. De cette égalisation importante, naquit cependant une impulsion. Pas encore bien vaillante en termes de qualité de jeu. Mais suffisante pour bloquer les fuites qui avaient tant fragilisé le Racing. Trois points en deux matchs, ça peut en effet servir de base de travail pour l’avenir.
En ouvrant le score de la plus belle des façons (1-0, 24e), les hommes d’Élie Baup avaient placé Lens dans une situation inconfortable, à défaut d’être rédhibitoire. Et comme, on n’avait rien vu auparavant qui puisse accréditer la thèse d’un vrai renouveau sang et or… L’évolution du jeu voulut cependant qu’un peu plus tard, alors que Toulouse semblait posséder toutes les cartes en mains – et surtout tous les atouts techniques pour gérer son affaire au mieux de ses intérêts (tir d’Ebondo, 18e ; relais Gignac - Elmander, 30e ; retourné d’Elmander, 32e) – un autre trait de lumière, beaucoup plus surprenant celui-là compte tenu de la physionomie des opérations, éclaira soudain les débats. Il émana du pied gauche de Monterrubio, posté à vingt bons mètres des buts adverses (1-1, 39e).
Mangané expulsé
Une ouverture, un but… Les Lensois venaient de démontrer que le football peut parfois être terriblement inattendu et que rien, pas même une domination affirmée, ne saurait briser ses règles.
Ce retour, assez heureux, eut en tout cas le mérite de réveiller le Racing, de lui donner enfin un peu plus de corps, un tir de Kovacevic (47e) et une reprise de Demont (53e) révélant que sa marge de manoeuvre pouvait être plus intéressante qu’on ne l’imaginait ; même si Gignac (61e ) obligea bientôt Runje à intervenir brillamment. Dans l’attaque du ballon, Lens était mieux, Lens dévoilait plus d’arguments. Et la tendance ne s’était pas infléchie malgré les deux cartons jaunes sévères à Mangané engendrant son expulsion (68e).
Sur la base d’un collectif plus mobile, plus créatif aussi, la mécanique artésienne avait retrouvé du rythme et de la force de percussion, puisant dans son handicap numérique, de nouvelles ressources. Ce ne fut ni très beau, ni très clair dans la forme. Mais sous cette apparence-là, le Racing produisit des impressions autrement plus positives que deux sauvetages de Demont et Runje valorisèrent forcément.















