La Voix du Nord - 29/09/2007 |
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Le Racing veut mettre fin à dix ans de disette chez le champion
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Depuis dix ans, les Sang et Or ne passent pas d’agréables soirées au stade Gerland. Hormis un nul acquis le 22 septembre 2005 (1-1, but de Coulibaly), le Racing est rentré bredouille huit fois. Parfois, la rencontre a basculé sur un détail. Souvent, elle s’est résumée à un jeu de massacre.
Impossible d’oublier ce 4 mai 2002 où les Lyonnais subtilisèrent le titre aux Lensois. Plus près dans le temps, on pense à la déroute de mai dernier (3-0, score acquis à la pause). « Nous avions été complètement dépassés », se rappelle Éric Carrière. « J’espère que l’on va faire un meilleur match. »
Pas de cadeaux
L’ex-Lyonnais prend toujours beaucoup de plaisir à revenir sur ces terres où il a gagné trois titres de champion. Il sait, en revanche, qu’il n’y aura pas de cadeaux de la part d’une équipe qui peut rejoindre Nancy en tête du classement en cas de succès. Lens devra donc aller chercher un résultat. « On annonce Lyon moins fort car il a encore des réglages à faire. Mais ceux-ci sont légers. Il reste beaucoup de talent dans cette équipe. J’ai regardé le match Lyon - Lille. Les Lyonnais ont certes eu des difficultés à se lancer. Mais quand la machine se met en route, c’est impressionnant. Ils ont réussi à se créer des espaces et sur la fin, ils méritaient de l’emporter. » Au classement, le Racing a tout à gagner. Actuellement dix-huitième avec six points, cette mise à jour du championnat peut lui permettre de gagner trois places, en cas de nul, voire quatre en cas de victoire. « Ce classement est un peu biaisé », affirmait cette semaine Sébastien Migné, l’adjoint de Papin. « Si on prend un point et je suis convaincu que l’on va le faire, ça sera obligatoirement positif. Et il ne faut pas oublier que l’on a encore un match en retard derrière contre Caen. »
« Moins de pression que face à Lille »
L’adversaire de Lens peut finalement être Lens lui-même. Car la grande inconnue demeure l’état de forme du groupe nordiste, trois jours après avoir remporté avec acharnement son billet pour les huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue. Par chance, les Lensois ont réussi à se qualifier sans passer par la prolongation. Si, dans les têtes, tout va bien, les jambes suivront-elles les déboulées de Govou et Benzema ? Résisteront-elles aux percussions de Källström et de Juninho ? Dans le même temps, Lyon était exempt mercredi et a pu tranquillement préparer son match. « On verra. On a moins de pression en allant à Lyon que face à Lille. On a besoin de points et de confiance et nous avons bien envie de poursuivre notre petite série d’invincibilité », affirme Éric Carrière.
Et en démarrer une nouvelle en terre lyonnaise. Huit défaites sur les neuf derniers matchs, la statistique fait mal. Il faut remonter au 25 septembre 1997 pour trouver la trace d’une victoire lensoise dans l’antre cher à Jean-Michel Aulas. Déhu, Lachor et Ziani avaient conclu logiquement la domination nordiste. Dix ans déjà. C’est long…















