La Voix du Nord - 06/10/2007 |
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Pris entre le marteau et l’enclume, le Racing veut quand même exister
Battus et donc éliminés de la Coupe de l’UEFA, tout en ayant bien joué, les Lensois se disent aujourd’hui qu’ils sont peut-être maudits cette saison.Mais ils ne vont pas avoir le temps de s’épancher sur leurs misères. Moins de quarante-huit heures après le penalty qui leur a fait tellement mal, les voici embarqués de nouveau dans les vicissitudes du championnat. Avec l’obligation de maîtriser Auxerre malgré la fatigue et d’ignorer les incohérences du calendrier.
PHOTO JEAN-YVES BONVARLET
Il y a l’évidence du résultat et en l’occurrence de la sanction arithmétique. Lens n’est plus en Coupe de l’UEFA, Lens a encore manqué un rendez-vous. Sans doute pas crucial mais néanmoins révélateur de sa vulnérabilité, de sa troublante incapacité à aller au fond des choses et, par conséquent, à amorcer enfin un vrai redressement. Le constat est abrupt et, forcément, il laisse un goût saumâtre à la bouche. D’ailleurs, à leur réveil, hier à Copenhague, les joueurs, comme leur entourage proche, révélaient une profonde tristesse. « Mais on ne va pas s’arrêter là », disait Gervais Martel, la mine chiffonnée, lui aussi, mais toujours prêt à se battre. « Sinon, on peut aller s’acheter un crêpe noir et prendre des anti-dépresseurs ! »
Deux matchs en trois jours
Le mot pour rire, quand même. La formule pour oublier – un peu – l’âpreté d’un début de saison vierge de satisfactions. Et s’il n’y avait que ça !
Coincé entre ses responsabilités de haut dirigeant du football pro qui se doit d’être légaliste, même quand il ne vote pas un texte sensible relatif à la couverture télévisée des journées de championnat (celui qui oblige parfois un club engagé en Coupe de l’UEFA le jeudi à rejouer le samedi en Ligue 1 au prétexte que l’opérateur de référence exige de s’appuyer sur au moins sept affiches), et celles de patron de club soucieux de protéger ses hommes, Gervais Martel évolue, à l’image de tous ses collègues engagés dans une relation économique forte avec Canal+, sur le fil du rasoir. Pas simple de négocier d’un côté et de préserver de l’autre les intérêts sportifs de son équipe.
Pour se donner de l’air, le numéro un lensois a une autre parade : « Maintenant, on oublie que les Anglais jouent tous les trois jours. Mais eux, ils ont, il est vrai des effectifs de fous ! » Pendant ce temps, Jean-Pierre Papin essaie de compenser. Quatre joueurs seulement ayant joué au Danemark (Runje, Bisevac, Coulibaly, Pieroni) seront alignés ce soir. Hier matin, un décrassage était prévu. Mais « JPP » a préféré finalement emmener ses joueurs en promenade dans un parc. Et puis, surtout, le Racing n’entend pas sombrer dans la sinistrose. « La chose la plus positive, c’est qu’il n’y ait pas de blessés. Il y a beaucoup de frustration mais on est des pros. On va se préparer en conséquence, on ne va rien lâcher. Lens va trouver la solution. » On le croit volontiers sur parole. Pour autant, rien n’est acquis.
LENS - AUXERRE : ce soir, 19 h. En direct sur Foot +.
Arbitre : M. Fautrel assisté de MM. Meslin et Plancon.
– LENS : 1. Runje ; 15. Laurenti, 25. Bisevac, 4. Coulibaly, 2. Ramos ; 7. Boukari, 6. Mangane, 23. Kovacevic, 18. Monterrubio ; 9. Pieroni, 27. Dindane.
Remplaçants : 16. Le Crom (g.) ; 26. Demont, 19. Aubey, 14. Monnet-Paquet, 10. Carrière, 22. Lacourt, 11. Akalé, 28. Sablé.
Entraîneur : Jean-Pierre Papin.
– AUXERRE : 1. Sorin ; 5. Thomas , 29. Traoré, 18. Tamas, 4. Grichting, , 3. Jaurès ; 17. Pedretti (cap.), 10. Kahlenberg ; 9. Maoulida, 21. Niculae, 13.
Lejeune.
Remplaçants : 30. Petric (g.) ; 6. Marcos, 12. Mignot, 7. Chafni, 22. Jelen, 14. Oliech, 11. Lesage.
Entraîneur : Jean Fernandez.












